Le CSF ouvre ses portes au public

CSF

Image par CSF

Le 7 février prochain, le Conseil scolaire francophone invite, dans toutes ses écoles, les parents désireux d’y inscrire leurs enfants.

« Nous menons une danse particulière avec les parents », explique le directeur du service des Relations publiques Pierre Claveau, en souriant. D’ajouter : « Nous devons les courtiser, en leur offrant des services qui se démarquent, adaptés à leurs enfants, en sachant que le système anglophone leur propose d’autres solutions ».

Ce jour sera donc l’occasion d’exposer les différents programmes et services que proposent les écoles du CSF aux parents et aux enfants francophones non-avertis.

36 écoles, 4600 élèves, 850 employés

Le Conseil scolaire francophone est un programme public d’enseignement en français qui regroupe 36 écoles, de la maternelle à la 12ème année dans toute la Colombie-Britannique, et compte plus de 4600 élèves, 850 employés, dont 400 enseignants.

Contrairement à l’immersion, il propose l’exclusivité des cours en français, dans la culture française, tout au long de la scolarité.

Qui sont ces 4600 élèves ? Originaires de plus d’une soixantaine d’ethnies, les élèves du CSF sont à l’image de la francophonie internationale du 21ème siècle.

Réussite scolaire et construction identitaire

Le Conseil scolaire francophone se donne pour mission de « développer chez l’élève, dès le plus jeune âge, une maîtrise de la langue française, une culture d’apprentissage continu, des ha-bitudes de vie saine et un esprit de contribution à la société ». La philosophie du projet est basée sur la réussite scolaire et la construction identitaire, qui passe par le développement de soi et l’apprentissage à devenir citoyen du monde.

En ce sens, l’institution participe à la vitalité culturelle et économique de la communauté ainsi qu’à la pérennité de la langue française en Colombie-Britannique. Car la minorité francophone dans la province est une réalité qui doit être considérée. Beaucoup de jeunes francophones y ont des difficultés à se construire une identité car ils n’ont pas de conscience d’appartenance communautaire. Le CSF propose de diffuser la langue et la culture française grâce à des moyens novateurs, et à l’apport dynamique de son personnel, mais aussi de la famille et de la communauté.

« Ces écoles sont spécialement adaptées et appartiennent aux parents et aux enfants francophones : ce sont leurs écoles », souligne Pierre Claveau.

Projet d’inclusion communautaire

Cette volonté a donné naissance au projet d’inclusion communautaire. Le CSF entend par ce terme permettre aux parents et au reste de la communauté francophone de profiter du lieu scolaire pour des activités extrascolaires. Ainsi, l’école devient non seulement un lieu d’apprentissage, mais également de socialisation pour les enfants appartenant à une communauté.

Le CSF travaille également au projet d’école communautaire citoyenne, qui visera à introduire dans les cours la transmission de connaissances et d’expériences de certains membres de la communauté francophone de tous les domaines professionnels, afin de faire des élèves du Conseil scolaire francophone, des citoyens actifs.

Le système éducatif le plus informatisé du Canada

Le déploiement des technologies d’information et de communication dans toutes ses classes fait du CSF le système éducatif le plus informatisé au Canada.

En outre, il propose une variété de programme spécialisé, sportif et culturel, dont le baccalauréat international et des missions humanitaires. Tous ces programmes ont pour objectifs de permettre aux enfants de se construire une identité en les rendant conscients d’appartenir à une communauté francophone qui n’est pas composée uniquement d’enseignants, et ouverts sur le monde, avec la langue française comme outil.

———

Les ayants-droits à l’inscription au CSF, selon l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, sont :

  • Les citoyens canadiens ayant le français comme langue maternelle.
  • Les citoyens canadiens ayant reçu une instruction primaire en français.
  • Les citoyens canadiens dont un enfant reçoit ou a reçu son instruction en français.

Tous ces critères excluent l’immersion.