Du numérique à la réalité : Une aventure à Vancouver

Photo par colink, Flickr

Ayant vécu au Vietnam toute ma vie, j’ai décidé de m’aventurer au-delà et d’explorer les diverses cultures que la ville de Vancouver aurait à offrir. En effet la grande métropole du Pacifique se démarque des autres villes par son cadre paisible pour les gens de tous les milieux ; les enseignes publiques sont présentées en plusieurs langues, les citoyens ont la liberté de pratiquer leur religion, les droits LGBTQ + sont appuyés par le défilé annuel de la fierté gaie. Me joignant à cette atmosphère accueillante, je voulais donner en retour à la communauté, ainsi me suis-je porté volontaire pour les bonnes causes du patrimoine culturel japonais et de la préservation des traditions culturelles vietnamiennes. Voyez-y une ironie du sort si vous voulez, mais je me suis bien vite retrouvé à courir une autre aventure, plutôt particulière, dans le domaine du numérique : spécifiquement un jeu de réalité virtuelle, Ingress.

Le jeu a été créé par Niantics, la même société qui a lancé « Pokemon Go » qui, par la suite, a fait le tour de la planète. Ingress utilise les données de Google Maps pour former son propre terrain de jeu qui oblige les joueurs à se déplacer physiquement, ce qui mène à une variété de rencontres dans chaque ville.

Au début je suis allé courir sur la montagne à SFU Burnaby avec le jeu. Soudain, un joueur m’a accueilli au sein de la communauté d’Ingress dans ma session de discussion. Nous avons bavardé pendant un certain temps et le joueur m’a invité à joindre leur communauté en ligne dont je n’avais pas entendu parler auparavant. Par la suite, les gens de la communauté virtuelle ont fourni un soutien formidable aux nouveaux joueurs comme moi.

Apercevant un événement affiché au groupe communautaire, j’ai décidé d’envoyer un texto à tout le monde pour que l’on puisse se rencontrer. Pour la première fois au début de ma participation, un joueur du groupe m’a recueilli en voiture. En chemin, nous avons pris en route d’autres personnes. En toute sincérité, j’avais vraiment peur de monter en voiture avec un étranger. Cependant, contrairement à mes craintes, en joignant le groupe, chacun à son tour, cela a créé une ambiance apaisée et confiante. Nous avons ensuite commencé à discuter de nos parcours personnels. Du coup, j’ai pu en apprendre plus sur la ville, le joli lac Lafarge, l’historique du plateau Westwood et bien plus encore. De plus, leurs histoires étaient remplies de combines fantaisistes, ce qui était hilarant à entendre. J’ai été surpris de voir comment tout le monde s’entendait si rapidement même si nous étions, du point de vue technique, des inconnus les uns aux autres. En dépit du fait que personne ne vienne du même milieu, nous nous sentions entre amis.

Après avoir navigué dans les embouteillages virtuels, nous sommes arrivés à destination. La mission, en général, est de chasser les « portails » et de les réclamer aussi vite que possible avant l’ennemi. Nous nous sommes rapidement dispersés autour de la zone à la recherche de « portails » tout en surveillant les activités de l’ennemi. J’ai vite détecté un groupe de « portails » à quelques pas. Alors que j’allais le capturer, le portail est devenu vert – nos rivaux étaient là. Nous avons décidé d’aller ensemble vers nos batailles héroïques. Malheureusement, le voyage a bientôt pris fin. Je sentais que nous étions tous aussi heureux et aussi geek que nous pouvions l’être.

Toute cette aventure a une signification particulière pour des gens qui partagent leur passion pour les jeux en ligne. Ils organisent des événements pour tout le monde juste pour s’amuser et créer une aire de jeux équitable pour tous. Il y a, bien entendu, comme partout, quelques pommes pourries parmi les bonnes, mais cela ne m’empêche pas de m’engager dans cette communauté virtuelle. Je suis très reconnaissant pour le plaisir que j’ai eu grâce aux gens de la ville de Vancouver, qui m’ont accueilli dans leur communauté inconditionnellement. Le plaisir semble sans fin lorsque je pars en aventure virtuelle avec mes compagnons, où que je sois.

Traduction par Barry Brisebois

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