L’Honorable sénatrice Mobina Jaffer

Dans le cadre des Rendez-vous annuels de la francophonie canadienne qui avaient lieu en mars dernier, des étudiants en français de l’Université de SFU se sont prêtés à l’écriture pour le journal La Source avec, à la clé, des contributions mettant à l’honneur des « acteurs de la francophonie » en Colombie-Britannique. Pour notre deuxième édition d’avril, un groupe d’étudiants est allé à la rencontre de L’Honorable sénatrice Mobina Jaffer, et de Rémi Marien, directeur général du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (CJFCB).

La sénatrice Mobina Jaffer siège à la Chambre haute du Canada depuis 2001 en tant que première femme canadienne musulmane d’origine indienne. Elle a réussi à apprendre six langues. Le français est pour elle une source de fierté qu’elle est résolue à transmettre à ses petits-enfants. En tant que Canadienne, elle se sent responsable d’assurer le respect et la promotion des deux langues officielles. Cet intérêt pour les enjeux linguistiques est à la hauteur de l’étendue de sa contribution au Comité sénatorial des langues officielles, mais sa participation aux événements culturels francophones et ses actions ne s’arrêtent pas là.

La valeur du français, d’après elle

L’Hon. Mobina Jaffer est arrivée au Canada et les Canadiens l’ont accueillie les bras grands ouverts malgré le fait qu’elle ne parlait pas français. Elle considère que c’est donc à son tour d’offrir aux gens du pays sa reconnaissance envers leur histoire et leur culture.

La sénatrice a senti le désir d’apprendre le français après avoir compris l’importance du bilinguisme au Canada. Elle affirme qu’ « en tant que Canadienne et Canadien, nous avons donc le devoir et la responsabilité de promouvoir les deux langues officielles ». De plus, elle a prouvé « qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre une nouvelle langue ». Selon la sénatrice, le fait d’acquérir une nouvelle langue permet ainsi à l’individu d’ouvrir la porte à une nouvelle culture.

L’honorable sénatrice Mobina Jaffer met le bilinguisme au centre de ses mandats politiques. On la voit ici en compagnie de l’ancien Premier ministre Jean Chrétien. | Photo de Mobina Jaffer

Rôle de premier plan

L’Honorable Mobina Jaffer s’est considérablement investie dans la culture auprès de la communauté francophone de la Colombie-Britannique. Elle comprend les difficultés propres à sa province et elle fait de son mieux, avec les autres sénateurs, pour les résoudre.

Pendant son travail avec le comité sénatorial des langues officielles, Mobina Jaffer a discuté avec des jeunes élèves qui prennent part à des programmes d’apprentissage de la langue française. Elle leur a demandé ce qu’elle pouvait faire, à titre de sénatrice, pour les aider. Ainsi, elle s’est rendu compte des problèmes auxquels ils font face ; par exemple, les longs trajets qu’ils parcourent au quotidien. Elle a réalisé que « le présent leadership n’est pas à la hauteur de leur passion pour apprendre le français », elle a donc établi des budgets qui couvriront les allocations nécessaires pour améliorer le transport des élèves qui apprennent la langue française.

En outre, elle a participé récemment au Parlement jeunesse francophone de la Colombie-Britannique durant lequel elle a donné un discours exaltant et passionné. Elle a déclaré qu’elle encourageait ce genre d’évènement « puisqu’il permet à nos bâtisseurs du futur de se rassembler, de discuter sur des enjeux qui leur tiennent à cœur et de les encourager à s’impliquer dans notre société ». Il est certain que l’Honorable Mobina Jaffer est une ambassadrice remarquable du bilinguisme : « Je crois en un pays où l’unité et l’harmonie règnent. Ainsi, pour devenir un pays bilingue, nous devons en faire davantage, plus spécifiquement nous, les politiciens. »

Kaitlyn Angelozzi, Marina Bishara, Mariessa Pinto, et Vanessa Washington

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