Programmation « osée » au Festival d’été francophone de Vancouver

Photo du Centre culturel francophone de Vancouver

Ambitieuse, voilà le vocable utilisé par Pierre Rivard, directeur général et artistique du Centre culturel francophone de Vancouver, pour décrire la 28e programmation du Festival d’été francophone de Vancouver.

S’étalant sur une dizaine de jours, cette programmation promet, en divers lieux, des concerts éclectiques.

Ambitieuse, pour présenter des spectacles de création

Promesse de Pierre Rivard, les spectateurs du prochain festival assisteront à des créations, présentées en première et avec des artistes locaux de la Colombie-Britannique. « Il y a tout d’abord la comédie musicale Jazztown qui est montée spécialement pour le festival », avance le directeur général et artistique du Centre culturel francophone de Vancouver. Réunissant une vingtaine d’artistes et artisans, l’opéra jazz Jazztown Le destin du Jazz-Club ! ouvrira le festival le 14 juin au The Cultch. Cet opéra jazz est un savant mélange de théâtre et de chansons célébrant la créativité des artistes francophones et francophiles de Vancouver et d’ailleurs.

« Il y a aussi la Ceinture de Vénus, avec Isabelle Longnus, qui sera présentée en première à Vancouver », renchérit-il. Pour cette troisième soirée de festival (16 juin), cette auteure-compositrice-interprète vancou-
véroise s’appropriera la scène du Studio 16 avec son audacieux concert-lecture intitulé La Ceinture de Vénus. En première partie, elle interprétera des titres de son spectacle Code bleu qui pour l’occasion sera en version rouge sensuel.

Pierre Rivard poursuit en mentionnant : « On combine également ILAM, la révélation Radio-Canada de 2016-2017 en musique du monde, avec quatre artistes locaux pour créer un spectacle qui sera présenté à quatre reprises pendant le festival ». Cette année, les artistes issus de formations diverses de musique du monde, puisant aussi bien dans des sonorités contemporaines ou enracinées dans la culture d’origine de certains pays d’Afrique, se réuniront afin de mêler leurs répertoires et de créer de nouveaux sons lors de Fusion musique du monde, présenté les 23, 24 et 27 juin.

Photo du Centre culturel francophone de Vancouver

Recette gagnante : un contenu francophone métissé

Chef d’orchestre de ce populaire événement du milieu francophone à Vancouver depuis maintenant plus de deux décennies, Pierre Rivard dévoile sa recette gagnante de ce succès. « Notre programmation est assez unique dans le sens où c’est le seul grand événement de l’été qui met l’accent sur la musique et la chanson avec des artistes qui parlent français et qui créent en français. (…) L’idée du métissage est une recette qui fonctionne et on essaie toujours de penser à cela », faisant alors référence à la soirée gala du 17 juin qui commencera sous le signe de la relève avec La Bronze et son univers pop-électro-rock, puis qui se poursuivra avec Paul Piché qui présentera son spectacle célébrant ses 40 ans de carrière.

« On essaie aussi de montrer le visage de la diversité de la francophonie ; ce qui correspond bien au portrait de ce qu’est la population du Vancouver métropolitain », rappelant alors la venue de Pascale Goodrich-Black et la Vallée des loups le 17 juin prochain. La musique de cette auteure-compositrice-interprète, née d’un père natif des plaines albertaines et d’une mère aux racines québécoises, évoque avec sincérité les paysages canadiens ainsi que son héritage autochtone et multiculturel.

À cette brochette d’artistes s’ajoute également l’auteure-compositrice-interprète Combustion Lente (alias Myriam Parent) avec son nouvel album Bon gré Mal gré. Cette artiste néo-folk classique, accompagnée de ses musiciens, fera ainsi résonner voix, cuivres, piano, ukulélé, guitare et contrebasse le 15 juin sur la scène du Pyatt Hall.

Enfin, une recette gagnante peut – doit aussi – contenir des spectacles pour enfants. La chanteuse et conteuse Anne-Lune fait donc partie de la programmation avec une drôle d’aventure… dans le bac à compost, le 17 juin.

Des spectateurs non francophones ?

« Depuis que nous offrons le festival sur une dizaine de jours, on remarque une augmentation de spectateurs ; l’assistance a presque doublé au cours des dernières années », affirme Pierre Rivard. Considérant sa 28e programmation, il entrevoit – espère, bien évidemment – une hausse considérable du nombre de spectateurs pour cette édition 2017 qui pourrait aller bien au-delà des quelques 5 000 participants de l’an passé.

Dans une ville majoritairement anglophone, on pourrait croire qu’un tel festival francophone n’attire que les spectateurs parlant la langue de Molière. Détrompez-vous ! « Année après année, les gens n’ayant pas le français comme langue maternelle sont majoritaires dans notre auditoire », souligne-t-il.

Ambitieuse, la programmation qu’a concoctée le Centre culturel francophone de Vancouver rassemble des artistes aux horizons différents et aux styles musicaux distincts. Toutefois, pour le plus grand plaisir des spectateurs, ils se rejoignent tous sur un point commun : ils se produiront tous sur la scène en français.

www.lecentreculturel.com

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