Ha’Rikud : la culture israélienne par la musique et la danse

Une troupe de danseuses du festival. | Photo de JCC Orr Vancouver Israeli Dance School

Du 29 avril au 25 mai, la communauté juive et israélienne de Vancouver se retrouvera au festival Ha’Rikud. Inspiré de festivals de danses israéliennes en Amérique du Sud, il s’est depuis 2004 établi comme événement vancouvérois par excellence.

Le mois de mai débordera à nouveau d’activités cette année et sera couronné d’ateliers et de spectacles de danse tout au long de la fin de semaine du 12 et 13 mai. Le Centre communautaire juif du Grand Vancouver a invité des troupes de danses de Miami et d’Israël pour l’occasion.

La diaspora juive à Vancouver

Comme ailleurs, la communauté juive à Vancouver est très diversifiée. Que ce soit dans le sens culturel, religieux, politique ou économique, on ne peut parler d’une communauté au singulier. Presque 27 000 dans le Grand Vancouver, ils viennent de partout dans le monde: de l’Europe de l’Est pour les Ashkénazes, de l’Espagne et de l’Afrique du nord pour les Séfarades, ou encore du Moyen-Orient pour les Mihzarim.

Nombreux sont aussi ceux qui viennent ou reviennent d’Israël. Debbie Setton Tabenkin, directrice de programme au Jewish Community Centre, par exemple, a grandi au Panama et a vécu en Israël pour finalement atterrir à Vancouver aujourd’hui. Elle explique que la ville est jumelée avec la région d’Etzba HaGalil dans la région de la Haute Galilée à l’extrême nord d’Israël et que plusieurs programmes culturels du centre juif à Oakridge, dont le festival, incluent pour cela un élément d’échange ou d’entraide.

Dans le même esprit que les voyages organisés par la fondation Taglit Birthright, des groupes de jeunes sont invités, grâce au soutien financier du gouvernement israélien et de communautés juives dans le monde entier, à renouer avec leurs racines et leur identité juive en retournant au pays.

Un monument antique en Israël. | Photo de JCCGV

Debbie Setton Tabenkin souligne également que la vocation du festival et du centre n’est ni spirituelle, ni politique et qu’il est ouvert à tous, « peu importe leur affiliation religieuse ». La mission du centre se focalise sur la culture israélienne et le festival veut, à l’aide d’un nouveau thème chaque année, mettre en avant les réussites du pays.

Une danse israélienne. | Photo de JCCGV

Cette fois, à l’occasion du 70e anniversaire d’Israël, le festival est consacré aux sept décennies de la musique et de la danse israéliennes. Si son programme n’était consacré qu’aux spectacles de danse au départ, il s’avère désormais bien plus copieux: on y retrouve une série de documentaires intitulée A Voyage to the Sounds of Israel, une conférence Archeology of Israel, l’exposition d’art Israeli Music Through the Years et une fête de rue.

Un contrepied au climat politique tendu

L’État d’Israël est né en 1948 et fête cette année son 70e anniversaire. Mais la situation reste conflictuelle au Moyen-Orient avec ses voisins. Matthew Gindin, conférencier et correspondant pour Canadian Jewish News dans l’Ouest canadien, décrit les fatalités du conflit israélo-palestinien, ainsi que les douleurs intergénérationnelles de l’Holocauste, comme « une ombre pesante sur la diaspora juive ».

Cette dualité mène certains, d’après l’expert, à se concentrer plutôt sur les accomplissements scientifiques et la richesse culturelle d’Israël. Le festival Ha’Rikud constitue ainsi une bouffée d’air frais pour tous ceux qui souhaitent découvrir cette culture et communauté.

Au festival Ha’Rikud, musique, danse et fête sont au programme. L’unité y est célébrée à travers les arts, et les soucis sont laissés de côté le temps des festivités.

www.jccgv.com

Avec un complément d’informations de Lucas Pilleri.

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