Délaisser mes racines provinciales ontariennes

J’ai grandi dans une communauté rurale du sud de l’Ontario où je connaissais chaque personne qui demeurait le long de ma longue route de campagne et je suis allée à l’école avec le même groupe d’enfants de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire. Bien que la vie d’une petite ville ait ses charmes, il y manque ce sens de la diversité que l’on ne peut retrouver que dans une grande ville.

J’ai visité Vancouver pour la première fois il y a cinq ans pour me renseigner sur un poste d’études supérieures à l’Université de la Colombie-Britannique. Je suis immédiatement tombée amoureuse de cette ville. C’est ce voyage qui m’a fait comprendre à quel point mon monde personnel était minuscule. Je me souviens d’avoir erré dans le centre-ville de Vancouver et m’être rendu compte que j’étais entourée de gens du monde entier. À chaque coin de rue j’entendais divers accents mélodieux et des langues qui m’étaient complètement étrangères. Je côtoyais des gens de toutes les ethnies, de toutes les races et de toutes les cultures et je ne pouvais m’empêcher de ne pas en perdre une miette. C’est ce voyage qui a renforcé ma décision de déménager à Vancouver.

En 2014, j’ai fait mes bagages et j’ai entamé le trajet de quatre jours vers la côte ouest. Depuis mon déménagement, je me suis rendu compte à quel point cette ville est unique. Si la beauté des paysages ne suffit pas pour vous donner envie de rester, la nourriture et la culture vont certainement vous convaincre.

Aménager dans une nouvelle ville est assez intimidant, et se faire des amis est peut être aussi difficile. Avant de m’installer à Vancouver, je me serais considérée difficile en matière de nourriture. J’aimais peu d’aliments et j’étais anxieuse lorsque j’essayais de nouvelles choses. Depuis, j’ai appris qu’une chère délicieuse et un peu de vin facilitent la création de liens d’amitiés. Un grand nombre d’amis rencontrés dans cette ville ne viennent pas du Canada et ont tous tenu à partager avec moi quelque chose de leur pays d’origine, souvent sous forme d’aliments traditionnels et de recettes de famille. Quatre ans après avoir déménagé ici, je pense avoir perdu l’épithète de « difficile». Je suis depuis tombée amoureuse des saveurs épicées de l’Inde, des succulents plats de viande salée du Brésil, des saveurs fraîches de la cuisine vietnamienne et bien plus encore. Les habitants de Vancouver ont la possibilité de «déguster à travers la ville des mets du monde entier» et de découvrir d’autres cultures par leur expérience de la gastronomie des autres.

Des mets à toutes les sauces. | Photo par Buenosia Carol

Outre les options de restauration délicieuses et variées, j’aime aussi cette ville pour sa vaste liste d’expériences quotidiennes qui sont à notre portée. Ayant grandi dans une petite ville de l’Ontario, notre forme de divertissement revenait à traîner dans le stationnement du Tim Hortons local et de marcher d’un bout à l’autre de la ville (cela ne prenait qu’environ 20 minutes). Déménager à Vancouver a été un choc. Soudain, j’ai eu des occasions de divertissement presque illimitées et à peu de distance. Si je veux apprendre à parler une nouvelle langue, une recherche rapide sur Google peut me donner plusieurs lieux, réunions ou groupes grâce auxquels je pourrai entamer mon parcours. Même chose si je veux apprendre à coder, à faire de la plongée sous-marine, à faire du bénévolat pour une pièce de théâtre, ou avoir un rôle de figurant dans mon émission de télévision préférée…. Peu importe ce qui me passionne, il est fort probable que je puisse trouver un club ou un groupe de personnes qui partagent ces mêmes activités en ville.

Vancouver est connue pour son atmosphère cosmopolite et culturelle, attirant ainsi des gens venus d’un peu partout. Cette diversité rassemble les personnes et leur permet d’apprendre les uns des autres. Venant d’une petite ville avec peu de variété, je peux dire en toute franchise que la diversité de Vancouver est l’un des plus beaux attraits de la ville. Cela a le potentiel d’unir les gens et m’a aidée à délaisser mes racines provinciales – ce que je n’aurais jamais pu imaginer possible.

Traduction par Barry Brisebois

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