« Vers une communauté toujours plus inclusive et progressiste »

Photo par Stephen Rees

J’ai subi un véritable choc culturel lorsque je suis arrivée à West Vancouver, en C.-B. et ce après avoir passé 22 ans de ma vie dans la grande et cosmopolite mégalopole très animée qu’est Londres, en Angleterre. Je me suis d’abord sentie anxieuse lorsque j’ai été accueillie par le littoral abrupt de Vancouver. De nature, j’étais agitée et nerveuse, rêvant d’être à nouveau au cœur du chaos. De plus, moi, une femme britannique de descendance indienne, je me suis vu qualifiée « d’exotique », ce qui me paraît étonnant, car ce n’est pas ainsi que je me suis définie ou comprise.

Mon identité culturelle et mon sens d’appartenance à un lieu ont été remis en cause pendant les deux premières années qui ont suivi mon arrivée au Canada. Surtout sur la rive nord de Vancouver, où mes pairs sont principalement des Canadiens de race blanche qui trouvent mes origines ethniques et mon accent délicieusement divertissants. En acceptant cela au début, j’ai vite découvert que cela m’isolait en tant que nouvelle arrivante. Mes points de vue et mes convictions étaient très différents de ce que j’entendais autour de moi. Les gens qui auraient pu partager mes idées – les autres immigrants et les autres minorités –
vivaient dans des endroits plus éloignés, et n’étaient pas très près de moi, tant au sens propre que figuré. J’ai eu du mal à m’intégrer et à conserver une vision favorable de ce que j’ai jugé être une ville peu cohésive.

Gardant cela en tête, j’ai beaucoup appris grâce aux amitiés que j’ai développées : profiter de la randonnée et des plaisirs simples, apprécier le rythme plus lent de la vie et le lien avec la nature que j’aurais facilement pu négliger. En étant témoin du mode de vie sur l’île de Vancouver et la côte Sunshine, j’ai découvert un aspect de moi-même que je n’avais jamais exploré. Au fil du temps, j’ai remarqué un chevauchement des cultures et j’ai commencé à observer des amitiés représentatives de la diversité, un peu plus semblable à ce que j’avais vécu à Londres. Et en particulier lorsque je me suis rapprochée du centre-ville. L’intégration culturelle ne m’apparaissait plus trop lointaine.

Ma période d’introspection m’a amenée à lire beaucoup de choses sur la conscience, sur le pouvoir de la présence, de la méditation et d’entrer en contact avec moi-même à un niveau plus profond. En élargissant mes horizons, en rencontrant de nouvelles personnes et en sortant un peu plus de ma zone de confort et en cherchant des gens qui partagent les mêmes idées, j’ai découvert une face spirituelle cachée de Vancouver. Entre des librairies axées sur la philosophie ésotérique et l’engagement ultérieur au sein de mon réseau de pairs élargi, se trouvait un autre monde qui avait été séparé de ma conscience auparavant. Au sein de ces cercles, j’en ai appris davantage sur le logement collectif à East et North Vancouver; sur les gens à la recherche de liens spirituels vivant dans de petits collectifs et construisant des communautés avec d’autres collectifs.

Ces amis aiment la musique, l’art, l’exploration de soi, l’esprit communautaire et l’expression; une foule de personnes de confessions différentes, aux héritages, aux capacités et aux orientations variés, qui accueillent toute personne désireuse d’en apprendre davantage sur elle-même et sur l’humanité en général. Les similitudes qui les unissent font tomber les frontières. Ils continuent à me démontrer leur curiosité envers différentes cultures et s’efforcent de se comprendre entre eux à un niveau profondément personnel. Cela a été une leçon d’humilité que de pouvoir observer et partager de tels rapports. J’ai découvert de nouvelles profondeurs à Vancouver que j’espère continuer à favoriser et partager à mon tour avec d’autres afin de progresser vers une communauté toujours plus inclusive et progressiste.

Traduction par Barry Brisebois

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