Immersion dans le fantastique

Remis au goût du jour en 2019, le Salon du Livre de Vancouver attendait de fêter sa seconde édition mais la Covid est passée par là. L’annulation du Salon pour 2020 n’empêche pas la présentation dans notre journal des auteurs qui s’apprêtaient à s’y rendre. Bienvenue dans le monde fantastique de Patrick Moran.

Parmi les auteurs invités de la seconde édition du Salon du Livre, Patrick Moran fait le plaisir de se dévoiler davantage. Connu pour ses récits de science-fiction et fantasy, l’auteur nous décrit son style.

« J’écris dans les genres dits “de l’imaginaire”, principalement la fantasy. Mes deux romans publiés aux éditions Mnémos, La Crécerelle (2018) et Les Six Cauchemars (2020), sont des récits d’aventure sombres dans un univers où rien n’est certain et où le danger guette à chaque instant. J’ai également publié quelques nouvelles de science-fiction, un genre que je souhaite explorer plus avant. »

L’écrivain Patrick Moran.

L’écrivain-professeur est né à Londres. Il a vécu en Grande-Bretagne, en Californie, en France, à Hong-Kong, au Québec et en Ontario, avant d’arriver en Colombie-Britannique il y a tout juste deux ans. Il y occupe aujourd’hui un poste à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) : « Je suis professeur adjoint de littérature française du Moyen Âge à UBC, donc amateur des littératures les plus anciennes comme des plus récentes ! »

Un second roman sorti en janvier 2020 Patrick Moran a sorti son second roman en début d’année. C’est bien pour cette actualité qu’il avait prévu de venir au Salon du Livre de Vancouver.

Les six cauchemars. | Photo de Patrick Moran

« J’allais présenter mon second roman, Les Six Cauchemars, qui est sorti en janvier dernier. Il s’agit de la seconde aventure de mon héroïne magicienne, la Crécerelle, centrée cette fois-ci autour d’une chasse à l’homme sur fond de complot politique. Nous avions prévu un lancement conjoint avec Lyne Gareau et son recueil Le Chat Janus, avec lectures d’extraits et questions du public. »

Une langue vivante
La récente actualité canadienne à propos de l’enseignement du français résonne encore davantage avec le Salon du Livre. Oui, le français est bel et bien vivant en Colombie-Britannique et les auteurs comme Patrick Moran y contribuent fortement.

« Le fait qu’il existe une littérature francophone en Colombie-Britannique est l’un des meilleurs moyens de rappeler que même ici, bien loin du Saint-Laurent, le bilinguisme canadien n’est pas une chose vaine : une langue qui produit des textes littéraires, des romans, de la poésie, c’est une langue qui vit et qui vibre. »

Une reconnaissance sur le terrain qui donne d’autant plus d’arguments aux auteurs et aux maisons d’édition. Le français n’a cessé de vivre sur le territoire de la Colombie-Britannique et Patrick Moran nous fait partager son sentiment d’appartenance à ce mouvement d’importance.

« Je suis un auteur “français” à l’origine, dans la mesure où mes romans sont publiés par un éditeur français et que mon lectorat est principalement français aussi, mais je suis très fier que mon implantation à Vancouver me permette de rejoindre la communauté des auteurs britanno-colombiens. »

Quand réalité et fiction se rejoignent
Quant à son sentiment vers l’annulation du Salon du Livre de 2020, en lien direct avec la pandémie mondiale, Patrick Moran l’explique ainsi : « J’étais triste, bien sûr, puisque c’était une belle occasion de rencontrer d’autres auteurs locaux, de nouveaux lecteurs et des passionnés du livre en tous genres, mais c’était évidemment la seule attitude raisonnable face à la pandémie. Ce n’est que partie remise ! »

La crécerelle. | Photo de Patrick Moran

Un programme chamboulé et comme un écho entre réel et fiction que nous confirme Patrick Moran : « Cette situation rappelle à l’amateur de science-fiction que je suis qu’il y a certains scénarios qu’on préférerait voir cantonnés à la fiction plutôt qu’à la réalité. »

Rappelons que la première édition du Salon du Livre de Vancouver a eu lieu à la fin du mois d’avril 2019. Un salon qui a repris vie après 25 ans d’absence. Le projet est porté par le Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC) et avait vu une vingtaine d’auteurs présents pour la reprise de cet événement attendu. Ces premiers piliers d’un art que l’on souhaite éternel.

Pour plus d’info visiter le :
www.salondulivrevancouver.com

Leave a Reply