Rétrospective des premiers pionniers noirs en Colombie-Britannique

L’exposition en ligne We’ve Been Here All Along de Coquitlam Heritage revient sur l’histoire des premiers migrants noirs qui ont façonné le paysage de la province.

Ce saut dans l’histoire propose un tour d’horizon des fondements des communautés noires de Colombie-Britannique.

Grafton Tyler Brown, un lithographe de San Francisco et premier artiste professionnel noir dans le nord-ouest du Pacifique. En 1882, il se joint à un groupe de géologues et parcourt le continent du sud de la Colombie-Britannique. | Photo de BC Archives

Hommes d’affaires, fermiers et professeurs, les premiers migrants noirs de la Colombie-Britannique se sont établis sous la houlette de Sir James Douglas en 1858. Fuyant le racisme frontal du sud des États-Unis et celui plus rampant de Californie, ils s’établissent d’abord sur l’île de Vancouver, notamment à Victoria mais aussi à Salt Spring Island.

Une galerie de portraits

L’exposition propose de revenir sur les figures marquantes de la migration noire en Colombie-Britannique. Dans cette galerie de portraits, on retrouve Mifflin Wistar Gibbs, très engagé dans la communauté en général, tant dans les affaires que dans les institutions aux États-Unis, fondateur du premier journal noir de San Francisco (The Mirror of Times). Malgré ses succès, il a vécu des actes racistes en Colombie-Britannique. Son associé, Peter Lester, a lui aussi connu des déconvenues. Avec son épouse Nancy Lester, la famille est devenue un pilier pour la communauté de Victoria.

L’exposition s’intéresse également au détail des premières communautés dans les îles de la Colombie-Britannique. Ainsi, la famille Stark apparaît comme élément important de la communauté, chercheurs d’or et chasseur de cougar, et John Craven Jones, qui œuvra pour l’enseignement, à Salt Spring Island.

Ceux qui ont laissé leur marque

Mais We’ve Been Here All Along suit également la trace des migrants qui n’ont été que de passage dans la province. Tout d’abord motivés par la ruée vers l’or et déçus des États-Unis, John Robert Giscome, Arthur Lee Clore ou encore Grafton Tyler Brown avaient cherché à s’établir en Colombie-Britannique, mais ont dû reprendre le chemin des États-Unis.

Spillamacheen par Grafton Tyler Brown. | Photo de BC Archives

L’exposition revient aussi sur les lieux de vie de la communauté noire à Vancouver. Hogan’s Alley et Old Strathcona ont été des lieux importants dès 1858 avec des restaurants, une église et des écoles.

We’ve Been Here All Around met aussi à l’honneur les héros de la communauté, tel que Joe Fortes. Premier sauveteur de la ville de Vancouver nommé par la municipalité, il fut adoubé « Citoyen du siècle » par la Vancouver Historical Society en 1986 pour avoir sauvé bon nombre de vies.

Les différentes vagues migratoires

We’ve Been Here All Along détaille également les différentes vagues migratoires dans le temps. Ainsi, la seconde vague venait principalement des Caraïbes puis, avec les années, la troisième vague de migration fut progressivement constituée d’immigrants issus du continent africain.

Long Lake par Grafton Tyler Brown. | Photo de BC Archives

Une série de documents accompagnent les nombreux clichés témoignant de cette riche histoire : cartes, graphiques, acte d’affranchissement ou encore peintures.

Cette initiative de l’organisme The African Descent Society British Columbia n’est qu’un aperçu du parcours des pionniers noirs et de l’établissement des communautés. Coquitlam Heritage prévoit déjà une suite à ce premier échantillon.

Pour plus d’informations : www.coquitlamheritage.ca/black-settlers-in-bc

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