Vers une ville plus verte

Photo de Metro Vancouver Zero Emissions Innovation Centre

Alors que l’hiver se révèle plus neigeux que jamais dans le Grand Vancouver et que les populations à travers la planète se posent de plus en plus de questions sur les changements climatiques, qu’en est-il des efforts pour contrer les conditions climatiques de la région ?

En décembre 2020, le département d’Aménagement, Concept urbain et Durabilité de la Ville de Vancouver rédigeait un mémorandum pour expliquer les règlements entourant la création d’un centre LC3 (Low Carbon Cities Canada). Ce centre, peut-on y lire, devrait être géré par un organisme à but non-lucratif, devrait également œuvrer à distance du gouvernement local, mais tout en étant en étroite collaboration avec ce dernier.

C’est ainsi que voit le jour l’ébauche d’une idée qui se concrétise, en 2021, sous le nom de ZEIC, le Metro Vancouver Zero Emissions Innovation Centre.

« Plusieurs organisations du Grand Vancouver se sont ralliées pour soutenir la création de ZEIC », confie Melina Scholefield, la directrice générale de ZEIC. « Tout au long de l’année 2021, l’équipe de démarrage a travaillé étroitement avec la Fédération canadienne des municipalités (FCM), et autres partenaires régionaux ainsi que divers conseillers, afin de mettre sur pied un conseil d’administration et d’embaucher un.e directeur.trice général.e ».

Le tout dans le but de se voir attribuer une dotation fédérale. Retour sur ce parcours un an plus tard.

Éclosion d’un nouvel organisme

Pour rappel, il y a un an, le 12 janvier 2021, l’honorable Jonathan Wilkinson, à l’époque, ministre d’Environnement et Changement climatique Canada, annonçait, au nom de l’honorable Seamus O’Regan Jr, alors ministre des Ressources naturelles, que l’université Simon Fraser avait été choisie pour abriter un nouveau centre climatique urbain, et avec une possible dotation estimée de $21.7 millions d’investissement fédéral.

« Nous comptons mobiliser les secteurs privé, public et sans but lucratif afin de mettre à profit l’immense potentiel intellectuel, social et de capital financier de la région par le biais d’une nouvelle institution et d’un conseil d’administration motivé à ramener la courbe des émissions de carbone à zéro », avait souligné Alex Boston, directeur général du programme des villes durables de l’Université Simon Fraser (Renewable Cities program), lors du dévoilement de cette initiative en janvier dernier dans un communiqué publié par la Fédération canadienne des
municipalités (FCM).

« C’est la FCM qui sert de secrétariat général national pour tout le réseau LC3 », précise Mme Scholefield.

Melina Scholefield, la directrice générale de ZEIC. | Photo de Metro Vancouver Zero Emissions Innovation Centre

LC3, un partenariat créé entre sept villes canadiennes et la FCM a pour but d’accélérer les solutions climatiques urbaines afin d’aider le Canada à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone pour 2030 et 2050. LC3 suit le modèle de TAF (The Atmospheric Fund), une organisation fondée en 1991 à Toronto, qui met à profit des outils financiers novateurs, fournit des subventions et propose des politiques et des programmes visant à réduire les émissions de carbone et à améliorer la qualité de l’air. L’initiative vise à aider les centres urbains à exploiter leur plein potentiel en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) tout en offrant de nouveaux avantages communs aux communautés locales.

ZEIC, le petit dernier des LC3

« ZEIC fait désormais partie d’un regroupement d’organisations qui se retrouvent dans sept villes canadiennes, soit Calgary, Edmonton, Toronto, Ottawa, Montréal, Halifax et maintenant Vancouver », explique Mme Scholefield.

L’organisme indépendant à but non-lucratif et en attente de statut d’organisme de bienfaisance, se donne pour mandat de catalyser, accélérer et rehausser l’innovation climatique à travers le Grand Vancouver en matière de bâtiments verts, d’énergie renouvelable et de transport, à l’aide d’un regroupement d’investissement à impact, d’attributions financières, de partenariats, de recherche et de capacité d’aménagements.

Outre les fonds fournis par le Gouvernement du Canada, l’implantation du ZEIC a été rendue possible grâce aux efforts de Renewable Cities du Morris J. Wosk Centre for Dialogue à l’Université Simon Fraser (SFU), la Ville de Vancouver, Métro Vancouver et la province de la Colombie-Britannique.

L’organisation doit également se montrer capable de lever des fonds de valeur identique à la dotation fédérale, et ce dans les dix prochaines années. Muni d’une expertise en action climatique, d’innovateurs en matière de finances et nouveaux modèles d’innovation dans les secteurs privés, publics et sans but lucratif à travers la région et la province, le conseil d’administration se dit confiant de pouvoir respecter l’exigence de congruence monétaire et même de la surpasser.

Même si la pandémie de la COVID-19 n’a pas eu d’impact particulier sur le plan de mise en oeuvre du ZEIC, Mme Scholefield tient à exprimer que devant les aléas climatiques, il est de plus en plus pressant de transformer nos communautés afin de mieux pouvoir gérer la santé et le bien-être de tous en développant des stratégies d’économie soucieuses des changements climatiques.

Alors, à quand le sceau d’approbation pour cette grande aventure écoénergétique?

« Le mois prochain », espère Melina Scholefield, avec grand enthousiasme.

Pour plus d’informations visitez:
www.renewablecities.ca/about-zeic
https://fcm.ca/fr/evenements-et-formations/conferences/globe-forum-2022

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