Nizar Rebii – Initiative de journalisme local – Journal La Source
La Boussole a organisé le 22 septembre sa traditionnelle soirée de rentrée, un rendez-vous qui a permis à l’organisme de présenter ses futurs projets et de réunir partenaires, membres et bénévoles. Cette nouvelle saison démarre également à quelques jours de la participation de l’association communautaire francophone à l’Under Armour Eastside 10K, le 27 septembre, dans le cadre d’une campagne visant à recueillir des fonds et à faire connaître ses services.
Mais au-delà de ces événements, l’organisme constate que certaines personnes éprouvent encore des difficultés à trouver de l’aide ou même à savoir vers qui se tourner.
Alexandre Kimmerlé: directeur des opérations de La Boussole | Courtoisie
Des services qui évoluent
Pour Alexandre Kimmerlé, directeur des opérations, l’un des enjeux consiste à faire connaître l’étendue des services proposés. La Boussole intervient notamment auprès de nouveaux arrivants et offre de l’accompagnement dans des secteurs comme le logement et l’emploi, en plus de la distribution alimentaire.
L’institution francophone propose également une dizaine d’ateliers. Parmi les nouveaux projets figure « Des bagages et des rêves », un atelier qui permettra à certains bénéficiaires de partager leur expérience et les défis rencontrés par le biais d’une pièce de théâtre improvisée.
Pour Alexandre Kimmerlé, la capacité de l’organisme à développer ces services dépend aussi de sa visibilité et de ses ressources. Certains financements sont accordés pour des périodes de deux ans, ce qui oblige La Boussole à anticiper régulièrement la suite de ses activités et à rechercher de nouvelles sources de soutien.
Cette temporalité peut aussi compliquer la planification à plus long terme, alors que l’organisme doit continuer à répondre aux besoins des personnes qu’il accompagne. « Plus on a de la visibilité, plus on a la vision pour se projeter : qu’est-ce qu’on peut faire, combien de personnes on peut aider », souligne-t-il.
Camille Escande: responsable des communications de La Boussole | Courtoisie
Trouver l’information pour accéder aux services
Pour Camille Escande, responsable des communications, l’un des principaux défis reste de rejoindre les francophones qui pourraient bénéficier de ces services, mais qui ne savent pas nécessairement où trouver de l’aide ou à quelle porte aller frapper. « Les plus grands défis, c’est de communiquer sur nos services et de chercher les francophones qui ne trouvent pas forcément l’information, notamment à cause de la barrière de la langue », explique-t-elle.
L’accès à l’information peut également être compliqué par des obstacles liés aux outils numériques ou à leur utilisation. Certaines personnes accompagnées par La Boussole peuvent ainsi avoir besoin d’aide dans des domaines comme le logement ou la santé, mais ne disposent pas toujours des ressources ou des connaissances nécessaires pour effectuer seules leurs démarches.
La communication joue aussi un rôle dans la mobilisation des dons. La Boussole reçoit environ 40 tonnes de dons alimentaires et organise notamment une collecte de denrées sèches entre novembre et décembre. Selon Camille Escande, il est important de faire connaître cette collecte au moment où elle est organisée, puisque ces produits permettent de constituer des réserves et de compléter les distributions alimentaires pendant l’hiver.
Des ressources pour maintenir les services
Au-delà des besoins alimentaires, La Boussole doit également maintenir les ressources nécessaires à l’ensemble de ses activités. La recherche de financement fait ainsi partie des enjeux qui accompagnent le développement des services, tout comme la capacité à faire connaître l’organisme auprès de nouveaux publics.
La participation à l’Under Armour Eastside 10K s’inscrit dans cette volonté de mobiliser le public. Au-delà de la collecte de fonds, l’événement permet à La Boussole de gagner en visibilité auprès de personnes qui ne connaissent pas nécessairement encore ses services.
Cette visibilité peut avoir des effets au-delà des campagnes ponctuelles. Elle permet notamment à l’organisme de mieux faire connaître son offre d’accompagnement, mais aussi de rejoindre de nouveaux bénévoles, donateurs ou partenaires susceptibles de contribuer à ses activités.
De l’avis d’Alexandre Kimmerlé, la motivation vient aussi des parcours des personnes accompagnées. Certains bénéficiaires arrivent à La Boussole dans des situations difficiles, puis parviennent progressivement à trouver un logement et un emploi. Certains reviennent ensuite comme bénévoles, ce qui témoigne, selon lui, de l’importance de l’accompagnement dans leur parcours.
À l’approche de l’hiver, La Boussole entend donc poursuivre ses services tout en développant de nouveaux projets. Entre recherche de visibilité, financement et adaptation des services, l’organisme cherche à maintenir un accès à l’aide pour les francophones les plus démunis qui en ont besoin.
Pour en savoir plus : lbv.ca
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