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le Jeudi 29 octobre 2026 16:00 | mis à jour le 29 octobre 2026 20:20 Initiative de Journalisme Local

Après 29 ans au Coin des Petits, Chantal Marquis prend sa retraite

L’établissement préscolaire « Le Coin des Petits » est administré par le Cercle des Canadiens français de Prince George depuis 1977 | Courtoisie
L’établissement préscolaire « Le Coin des Petits » est administré par le Cercle des Canadiens français de Prince George depuis 1977 | Courtoisie
Après 29 ans au Coin des Petits, Chantal Marquis prend sa retraite
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Éducatrice chevronnée de la prématernelle bilingue Le Coin des Petits de Prince George, Chantal Marquis prendra sa retraite en juin prochain après vingt-neuf années consacrées à la petite enfance.

Marie-Paule Berthiaume – Initiative de journalisme local – Journal La Source

Depuis près de trois décennies, Chantal Marquis accueille les enfants de 3 à 5 ans au Coin des Petits. La prématernelle administrée par le Cercle des Canadiens français de Prince George depuis 1977 offre des classes francophones et d’immersion française. 

Chantal Marquis, éducatrice de la prématernelle bilingue « Le Coin des Petits » et ses élèves | Courtoisie

« Quand j’ai commencé en 1997, Le Coin des Petits était un service de garde. J’ai ensuite suivi une formation avec le Collège Éducacentre pour devenir éducatrice, et le service de garde est par la suite devenu une prématernelle », indique l’éducatrice sortante.

Trouver un milieu francophone

Selon Chantal Marquis, de nombreuses familles de Prince George souhaitent que leurs enfants apprennent une deuxième langue dès la petite enfance, notamment en raison de la présence d’une école primaire francophone et de trois écoles offrant un programme d’immersion française dans la ville. 

« Malgré un horaire de deux demi-journées par semaine qui peut compliquer l’organisation de certaines familles, Le Coin des Petits a toujours eu des listes d’attente », souligne-t-elle. 

Franco-ontarien d’origine, Jean-Marc Bennett s’est installé à Prince George il y a sept ans. « Je cherchais un endroit dans mon voisinage où mes enfants pourraient entendre la langue française. »

Le Coin des Petits s’est rapidement imposé, puisqu’il se trouve à quelques minutes de chez lui. « Le Centre des Canadiens français est une bonne association qui offre beaucoup d’activités en français. Nous nous rendons souvent là à pied. »

Sa fille, aujourd’hui en première année à l’école Franco-Nord, y a passé deux ans, tout comme le fera son plus jeune garçon de trois ans et demi. 

Apprendre en douceur

Chantal Marquis indique encourager les enfants à utiliser la langue française sans jamais leur imposer. « Lorsqu’un enfant s’exprime en anglais, je peux reprendre ses paroles en français. Lorsqu’un enfant maîtrise déjà le français, je l’encourage doucement à l’utiliser. »

Elle ajoute que certains enfants commencent spontanément à demander comment se dit un mot en français. « D’autres reprennent une chanson ou utilisent une nouvelle expression à la maison. »

Selon l’éducatrice, ces petits progrès sont parmi les aspects les plus gratifiants de son travail. « Quand j’entends les parents me dire : “ Mon enfant a compté en français ” ou “ Il a dit les couleurs en français ”, c’est vraiment gratifiant. C’est un cadeau pour moi parce que ça démontre que j’ai fait mon travail. »

Se préparer à l’école

Jean-Marc Bennett, père de deux enfants à la garderie « Le Coin des Petits » | Courtoisie

Lorsqu’il parle du Coin des Petits, Jean-Marc Bennett revient spontanément sur le travail de Chantal Marquis, en insistant sur la qualité de l’accueil et sur le plaisir que ses enfants semblent avoir à participer aux activités. « Madame Chantal fait un travail remarquable. Mes enfants ont toujours eu hâte d’aller à la prématernelle »

Chantal Marquis explique que son rôle consiste à « développer l’autonomie, le partage et les habiletés sociales » nécessaires à l’entrée à la maternelle. « Je veux que les enfants aiment venir à l’école, qu’ils se sentent en confiance. »

L’éducatrice chevronnée décrit une journée type : « À leur arrivée, ils choisissent parmi différents espaces d’apprentissage et de jeu. Je les accompagne dans leurs découvertes, puis rassemble le groupe pour des chansons, des comptines et une histoire en français. La collation devient également une occasion de discuter et d’introduire de nouveaux mots. Une activité artistique, suivie d’un moment pour bouger ou jouer dehors, complète généralement la séance. »

Développer un sens de communauté

Jean-Marc Bennett souligne l’empreinte que Chantal Marquis a laissée dans la communauté de Prince George au fil des ans. « Certains parents ont eux-mêmes été ses élèves. Et aujourd’hui, ce sont leurs enfants qui fréquentent la prématernelle. »

Les liens qui se tissent au fil du temps contribuent, selon lui, au succès de la prématernelle. « Les enfants y retrouvent leurs camarades, puisque c’est toujours le même groupe, tandis que les parents apprennent à se connaître », explique le père de famille.

Chantal Marquis voulait célébrer ses trente ans à la garderie, mais le travail auprès des tout-petits est devenu « trop exigeant » physiquement pour elle. « La prématernelle va me manquer énormément. »

En plus de recruter un éducateur pour l’an prochain, le Cercle des Canadiens français de Prince George est actuellement à la recherche d’un aide-éducateur.

Pour en savoir plus : ccfpg.ca/services/prematernelle-bilingue

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