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le Jeudi 27 novembre 2025 17:09 | mis à jour le 27 novembre 2025 22:16 Initiative de Journalisme Local

Vivre sur la Sunshine Coast : quand la francophonie sort de l’ombre

La Société culturelle francophone de la Côte du soleil organise chaque premier samedi un café rencontre pour francophones et francophiles | SCFCS
La Société culturelle francophone de la Côte du soleil organise chaque premier samedi un café rencontre pour francophones et francophiles | SCFCS
Vivre sur la Sunshine Coast : quand la francophonie sort de l’ombre
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La communauté francophone de la région de la Sunshine Coast peut compter sur deux associations bien établies en Colombie-Britannique (C.-B.).

Julia Chenu – Initiative de journalisme local – Journal La Source

Les francophones représentent 1,3 % de la population de la C.-B., selon le recensement de 2021 réalisé par Statistique Canada. Ce chiffre est sensiblement le même pour la Sunshine Coast, où vivent 515 personnes ayant pour langue maternelle le français. Un chiffre qui sera éventuellement revu à la hausse, selon certaines personnes.

La plupart viennent en majorité du Québec, mais également de l’Ontario, des Maritimes et de l’Alberta. D’autres résidents en provenance de pays francophones s’établissent, eux aussi, entre Gibsons et Egmont, puis dans les environs de Powell River.

Un lien évident entre les associations et le milieu de l’éducation

À Sechelt, à trente minutes de Gibsons en voiture, l’école du Pacifique du Conseil scolaire francophone de la C.-B. et l’école secondaire anglophone Chatelech proposent un programme hybride. À Powell River, même possibilité pour les élèves, qui peuvent se rendre à l’école Côte-du-soleil et à l’école hétérogène secondaire Brooks.

Le secteur de l’éducation en français est un pôle d’attraction et de rétention sur la côte. Grâce à des services scolaires en français, de la petite enfance au secondaire, les enfants peuvent continuer à évoluer dans l’une de leurs langues maternelles. Quant aux adultes francophones, beaucoup occupent des postes qui participent au rayonnement de la francophonie, tels que les enseignants, les assistants en éducation et les éducateurs spécialisés.

Comme le souligne Hervé Meyer, président de la Société culturelle francophone de la Côte du soleil (SCFCS) à Sechelt, lors de l’Assemblée générale annuelle du 25 octobre, les secteurs éducatif et communautaire travaillent souvent main dans la main. « On nous associe souvent aux écoles [à Sechelt] car nous relayons nos activités à l’aide du réseau scolaire, afin d’atteindre l’ensemble de la population francophone. »

Le président mentionne notamment la vente annuelle de sirop d’érable, ouverte à tous sur la côte, mais qui connaît un franc succès auprès des familles francophones, ou à la soirée cinéma, qui propose toujours deux films, dont un d’animation. 

Ce lien entre les écoles et la SCFCS se traduit également par l’octroi d’une bourse de 500$ à un ou une finissante de 12e année, qui souhaite poursuivre ses études en français. Une collaboration similaire existe à Powell River où, pour la première fois depuis plus de trente ans, le service de garderie n’a pas pu être maintenu, faute de personnel qualifié. Pour tenter de « combler ce vide », l’Association francophone de qathet (AFqa) organise Les Petits matins pour les moins de 5 ans et leurs parents, le vendredi. Le camp d’été est aussi très populaire. Cette année, l’Association a reçu plus de 150 inscriptions.

La Cabane à sucre fait partie des événements incontournables de l’Association francophone de qathet | AFqa

Rassembler avec des activités culturelles

Si les deux associations ne constatent pas une diminution draconienne du nombre de leurs membres, elles reconnaissent néanmoins qu’il leur est difficile d’augmenter leurs cotisations. Des événements culturels, pourtant considérés comme attrayants, connaissent également une plus faible participation. « Pour la première édition, la “Scène ouverte” avait bien fonctionné. En revanche, l’année dernière, nous étions vraiment peu nombreux », regrette Hervé Meyer.

Les deux associations ne disposent pas des mêmes moyens. Au sein de la SCFCS, le conseil d’administration (CA) est restreint aux postes de président, trésorier et secrétaire. L’AFqa, créé en 1967, compte sept personnes dans son CA et cinq employés. De plus, elle possède son propre bâtiment.

Le nom « Club Bon Accueil de Powell River » a laissé place à « Association francophone de qathet », en 2024 | AFqa

En l’absence de la présidente de l’AFqa, Pascale Gibeau, la directrice générale de l’Association, Joëlle Sévigny, affirme que leur organisme a pour ambition de « continuer sur sa lancée ». Elle met en avant les « beaux événements » qui rassemblent invariablement, comme le Festival francophone de qathet, le Solstice d’été ou la cabane à sucre. 

La SCFCS et l’AFqa, dont les AGA se sont déroulées en octobre, tirent un bilan plutôt positif de leur année. Elles envisagent de continuer à offrir à leurs membres l’occasion de profiter pleinement de leur programmation, partout sur la Sunshine Coast.

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