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le Mardi 25 août 2026 12:57 | mis à jour le 30 août 2026 21:06 Initiative de Journalisme Local

Les scouts francophones dans l’Ouest à l’heure de la relance

Le scoutisme a été fondé en Angleterre en 1907 par Robert Baden-Powell | Gilbert Ku
Le scoutisme a été fondé en Angleterre en 1907 par Robert Baden-Powell | Gilbert Ku
Les scouts francophones dans l’Ouest à l’heure de la relance
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Les Scouts francophones de la Colombie-Britannique, présents à Victoria et Maillardville, invitent les jeunes et les bénévoles à se joindre au mouvement dans le cadre de leur nouvelle campagne « Ton monde, ta connexion ».

Marie-Paule Berthiaume – Initiative de journalisme local – Journal La Source

Cette année, l’Association des Scouts du Canada (Scouts du Canada) compte mettre de l’avant l’importance de créer des liens « dans un monde où les jeunes sont de plus en plus exposés à l’isolement et aux écrans ». 

L’organisation invite les enfants et les adolescents à se rapprocher de la nature, leur communauté, leurs pairs et les bénévoles qui les accompagnent.

Retracer les origines

Vincent Duval, commissaire en chef et chef de la direction de Scouts du Canada, indique que le Canada est une exception à l’échelle internationale, alors que deux associations nationales y sont reconnues par l’Organisation mondiale du mouvement scout.

« Le mouvement s’est d’abord développé au sein de communautés catholiques et protestantes distinctes », soutient-il. « Aujourd’hui, notre organisation, désormais ouverte à toutes les confessions, repose sur une répartition selon la langue : l’Association des Scouts du Canada est responsable du scoutisme francophone, tandis que Scouts Canada œuvre surtout en anglais ».

Actualiser l’offre

Alexandre Bernard est commissaire du district de l’Ouest de Scouts du Canada, dont le territoire s’étend aux quatre provinces de l’Ouest ainsi qu’aux territoires.

Alexandre Bernard, commissaire du district de l’Ouest de Scouts du Canada | Courtoisie

Franco-Albertain, le bénévole de vingt-cinq ans a grandi à Calgary au sein d’un mouvement scout francophone aujourd’hui disparu.

Selon lui, le mouvement scout a beaucoup évolué au fil des décennies. « Il est aujourd’hui plus inclusif, notamment grâce à la mixité des genres. »

Vincent Duval reconnaît que le fonctionnement du scoutisme s’avère rigide. « Avec sa réunion hebdomadaire et ses camps d’automne, d’hiver et d’été, le calendrier n’a pas changé depuis près de cinquante ans. Mais notre organisation cherche à adapter son offre pour répondre aux nouvelles réalités, telles que la garde partagée ou la pratique d’activités parascolaires. »

Se relever de la pandémie

Vincent Duval et Alexandre Bernard soulignent que la pandémie a fragilisé de nombreux groupes scouts, dont plusieurs ont cessé leurs activités. L’un des principaux objectifs de l’organisation, selon eux, est donc de relancer le mouvement en créant de nouveaux points de service.

Selon le commissaire de l’Ouest, Vancouver fait partie des villes où le mouvement souhaite renforcer sa présence. « Nous recevons souvent des demandes pour savoir s’il y existe un groupe scout. Pour en créer un, il suffit de recruter suffisamment de bénévoles pour assurer l’animation, l’administration et la sécurité des jeunes. »

Repenser le bénévolat

« Les groupes scouts reposent presque entièrement sur l’engagement de bénévoles », rappelle Vincent Duval, qui a lui-même consacré plus de 20 ans au bénévolat au sein du mouvement avant de rejoindre l’équipe nationale.

Vincent Duval, commissaire en chef et chef de la direction de Scouts du Canada | Courtoisie

« Nous avions l’habitude de chercher des bénévoles qui répondaient à nos besoins. Il nous faut aujourd’hui repenser notre façon de les recruter pour leur offrir des possibilités qui correspondent davantage à ce qu’ils recherchent », ajoute-t-il.

Le chef de la direction de Scouts du Canada invite les personnes sans expérience et les nouveaux arrivants francophones à se joindre à l’organisation, ainsi que les étudiants, en comptabilité par exemple, à acquérir de l’expérience grâce à un « programme de bénévolat bien établi ».

Faire vivre le mouvement

Pour le Québécois d’origine Éric Lemieux, bénévole au sein du mouvement scout depuis une vingtaine d’années et chef de groupe à Victoria, le scoutisme repose sur « l’entraide, le partage, le travail d’équipe, l’esprit communautaire et la justice ».

Plutôt que de tenir une courte rencontre chaque semaine, son groupe mise plutôt sur de plus longues activités, souvent à l’extérieur. « Nos rencontres en plein air peuvent durer quatre ou cinq heures et prendre la forme d’une randonnée ou d’une sortie en canot, par exemple. À cela s’ajoutent généralement de 30 à 60 minutes de préparation entre les animateurs. »

Alain Pigeon, chef de groupe à Maillardville | Gilbert Ku

À Maillardville, Alain Pigeon, chef de groupe et engagé dans le mouvement scout depuis seize ans en Colombie-Britannique, anime des réunions hebdomadaires adaptées à l’âge des jeunes. « Je leur enseigne diverses techniques, je suis présent lors des camps et des activités communautaires comme le Festival du bois, en plus de contribuer à des initiatives locales comme le nettoyage des rues. »

Grandir ensemble

À Victoria comme à Maillardville, les chefs de groupe voient dans le scoutisme une occasion pour les jeunes de gagner en autonomie, de travailler en équipe et de contribuer à un « monde meilleur ».

Alain Pigeon insiste sur le rôle de mentor que peuvent jouer les jeunes plus âgés. « Ils vont montrer aux autres comment faire », explique-t-il, notamment pour monter une tente, allumer un feu ou utiliser du matériel.

Deux groupes, deux programmations adaptées à leur milieu, mais une même conviction : le scoutisme permet aux jeunes de s’épanouir, de tisser des amitiés et de s’engager activement dans leur communauté, tant individuellement qu’en groupe.

Pour en savoir plus : www.scoutsfranco.com et www.scoutsducanada.ca

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