C’est la fin, enfin presque la fin. Rassurez-vous, je ne parle pas de l’apocalypse mais de l’année 2025. Nous sommes donc à quelques semaines du grand tournant qui nous plongera la tête la première sans bouée de sauvetage en 2026. Il est donc temps et de coutume de faire un petit bilan de l’année avant de prendre congé.
2025 fut, c’est le moins que l’on puisse dire, contrasté. Nous sommes passés par toutes sortes de moments comme on traverse un champ de mines : vigilants, nerveux, à tâtons, sur nos gardes, impatients d’en sortir, avançant prudemment mais courageusement, déterminés à franchir la ligne d’arrivée le plus vite possible. Nous voilà donc à quelques pas de la fin de ce parcours du combattant, à l’orée d’une nouvelle ère.
2025, que cela plaise ou non, fut l’année Trump. Pas une journée ne s’est passée sans que le monarque américain imprime d’une manière ou d’une autre sa marque de commerce. Personne au cours de l’année n’a pu surpasser son emprise sur l’actualité. Dès son arrivée à la présidence, début janvier, le locataire de la Maison Blanche n’a pas manqué de faire des siennes, bouleversant l’ordre établi. À peine arrivé au pouvoir, il déclencha intentionnellement un chaos général provoquant un séisme aussi bien politique qu’économique dont on ne se remettra pas de sitôt. Nous, Canadiens, menacés d’annexion, en avons pris pour notre grade. La guerre tarifaire à laquelle nous sommes désormais confrontés quotidiennement nous a obligés de revoir nos options et nos relations avec divers pays autres que les États-Unis. Tarifs obligent, nous devons diversifier notre économie, chercher une nouvelle clientèle, découvrir de nouveaux partenariats. L’actuel gouvernement semble multiplier les démarches en ce sens.
Une rencontre entre Mark Carney et Donald Trump à Washington. | Photo de The White House
2025 a vu l’arrivée de Mark Carney, notre nouveau premier ministre. Le rêve de Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur, de prendre la succession de Justin Trudeau s’est envolé lors des dernières élections fédérales tenues le 28 avril dernier. Dans mon entourage j’ai perçu quelques soupirs de soulagement. Le 6 janvier, Justin Trudeau avait annoncé sa démission après avoir admis qu’il était politiquement fini. Depuis, l’ancien premier ministre trouve la vie belle. De chef de gouvernement il est devenu l’amant d’une star du monde du spectacle. Quel beau revirement. Comme recyclage on ne fait pas mieux.
Parlant de Mark Carney : confronté à Trump, il a commencé son mandat en levant les coudes puis les a baissés avant de les remonter un peu et, désabusé, finit par hausser les épaules, l’air de dire « ce malotru ? Qu’il aille au diable », pour parler poliment.
2025 restera l’année du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Une interruption des hostilités ne signifie pas pour autant un accord de paix. Loin s’en faut. Le Moyen-Orient continue de vivre sur des charbons ardents. Il en sera ainsi pour encore belle lurette. Une trêve dans le conflit, obtenue grâce à l’intervention de Trump, ne peut faire oublier les horreurs de cette guerre. Après des milliers de morts, un territoire quasi détruit, une famine inadmissible, un avenir incertain, comment les Gazaouis vont-ils pouvoir se relever ? Trump, qui briguait le prix Nobel de la paix, a vu ses espoirs d’obtenir cette récompense s’envoler à tire-d’aile. Il devra se contenter d’être nommé l’homme de l’année par le magazine Times, une distinction nullement associée à un bon comportement.
2025 a marqué la poursuite de la guerre menée par les Russes en Ukraine. Là encore des milliers de morts et toujours pas de lumière au bout de cet enfer. Bientôt quatre ans que le conflit dure. Et dire que Trump pensait régler cette guerre en une semaine. Une fois de plus il s’est mis le doigt dans l’œil (pas dans celui dont il se sert pour surveiller et gérer l’affaire Epstein). Pendant combien de temps encore l’Ukraine sera-t-elle en mesure de tenir le coup ? Jusqu’où Poutine a-t-il l’intention d’aller ? Questions que l’on se pose depuis le début du conflit et qui resteront, malgré quelques semblants de règlement, une fois de plus sans réponse.
2025, le 8 mai, un cardinal américain a été élu pape. Le nouveau souverain pontife a pris le nom de Léon XIV qu’il ne faut pas confondre avec Louis, le Roi Soleil, qui fit de l’ombre à son entourage.
2025 enfin a réussi à réunir les Canadiens de tous les horizons sous la bannière des Blue Jays de Toronto. La défaite en série finale à la toute fin du septième et dernier match fut difficile à digérer. Cependant l’effort fourni par les joueurs de l’équipe, dont on attendait peu en début de saison, a soulevé l’enthousiasme et exalté la fierté de toute la nation qui en avait bien besoin.
Sur cette mini rétrospective de 2025, je vous souhaite de bonnes et heureuses fêtes de fin d’année. Au revoir et à 2026.
Les commentaires s'afficheront une fois que vous aurez atteint la fin de l'article.