Le Festival d’été francophone de Vancouver est de retour dans ses quartiers du 28 mai au 28 juin 2026. Depuis sa création en 1990, il est devenu aujourd’hui l’un des plus importants événements culturels francophones de l’Ouest canadien.
« En trente-sept ans, il y a eu beaucoup de changements et d’améliorations », raconte Noémie Delaire, gestionnaire de la production. « Le festival a débuté par quelques soirées dans la rue et finalement s’est transformé en une dizaine de jours de festivités, dans des lieux différents. »
Aujourd’hui, le festival propose une programmation variée mettant en vedette des artistes provenant de différentes régions du Canada. Concerts, spectacles jeunesse et matchs d’improvisation rythment l’événement dans une ambiance conviviale et inclusive.
L’événement-phare francophone mise sur une atmosphère chaleureuse et ouverte à tous : francophones, francophiles et anglophones y sont invités afin de découvrir la richesse de la culture francophone au moyen de la musique et les arts de la scène. « L’idée est de donner une place à des artistes issus de différentes régions du Canada, ainsi qu’à une variété de styles musicaux et de cultures », ajoute Noémie Delaire.
Une programmation haute en couleur
Parmi les artistes invités, la chanteuse Kelly Bado retrouve avec plaisir la scène vancouvéroise le jeudi 28 mai au Studio 16. « Je me réjouis de revenir, j’ai beaucoup d’affection pour Vancouver et sa région », affirme-t-elle. Originaire de la Côte d’Ivoire et aujourd’hui établie au Manitoba, elle a co-produit son album Belles Âmes, soutenu par Le Conseil des Arts du Canada, Musicaction, et Film et Musique Manitoba. L’artiste franco-manitobaine a vécu aussi à Surrey pendant près de deux ans. « J’ai presque l’impression que c’est chez moi. »
« J’évolue avec chaque projet : cet album est un peu plus pop tout en gardant des sonorités africaines », explique la chanteuse. « Ce sont des influences qui resteront toujours avec moi ». Elle y incorpore cette fois davantage d’anglais, tout en conservant le français au cœur de ses compositions. « J’aime collaborer, peu importe la langue », poursuit-elle. « Mais il est vrai qu’en tant qu’artiste, il est difficile en dehors du Québec de s’exporter au Canada en restant purement francophone. »
Au-delà de la musique, Kelly Bado accorde une grande importance à la relation avec son public. « J’aime beaucoup parler à la foule, comprendre d’où les gens viennent, échanger et créer des moments de réflexion », confie-t-elle. Un lien humain qu’elle espère continuer à développer. « Et j’espère pouvoir enfin faire une tournée dans l’Ouest canadien prochainement. »
Cette année, elle partage la tête d’affiche avec Élise Boulanger, une artiste pop-orchestrale originaire de l’île de Vancouver. Formée au conservatoire de Victoria, la chanteuse et compositrice possède une solide formation classique, qu’elle enrichit d’éléments contemporains, donnant naissance à un univers musical au mélange instrumental frais et original.
En pleine maturité artistique, elle cherche constamment à se réinventer, notamment par l’apprentissage du français, la langue de ses ancêtres. « J’ai commencé à me produire en français il y a maintenant trois ans », révèle Élise Boulanger. « C’est devenu une partie de mon identité musicale, c’est une belle langue et une belle communauté ».
Originaire de la région, Élise Boulanger est une défenseure de l’environnement bilingue qui crée des paysages sonores cinématiques. | Photo du Centre Culture francophone de Vancouver
Le Festival d’été francophone de Vancouver sera également une première pour Tommylee Dauphinais Howard. Aussi connu sous le nom de TDH, l’artiste montréalais avec des origines jamaïcaine et innue de Mashteuiatsh se produira le vendredi 29 mai au Studio 16.
« Mes chansons revisitent mes origines », souligne l’artiste. « J’aime toucher à plus de couleurs possibles ». TDH travaille sur son premier album Écho des Métamorphoses, une fusion de genres musicaux qui reprennent des éléments de la folk, la percussion innue, ou encore le reggae. « Je ne veux pas me restreindre à un style en particulier, je crois que les gens sont avides de nouveautés sonores. »
« La musique continue d’être omniprésente dans ma vie », raconte TDH. « J’ai toujours eu un faible pour la performance et le théâtre ». Curieux et ouvert, l’artiste se dit prêt à découvrir son nouveau public : « J’ai très hâte de voir comment se porte la scène à Vancouver. »
L’ensemble de la programmation est à retrouver sur le site du Centre Culturel francophone de Vancouver : www.lecentreculturel.com/festival-d-ete
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