Après plusieurs mois à assurer l’intérim, Joannie Dubuc est officiellement nommée directrice générale de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) depuis le 25 septembre dernier. Elle souhaite renforcer l’accès aux services en français, soutenir les associations de parents et favoriser un continuum éducatif, de la petite enfance au postsecondaire.
Permettre aux familles francophones de vivre et de s’épanouir en français, peu importe où elles habitent dans la province : c’est la vision que Joannie Dubuc entend poursuivre à la tête de la FPFCB.
En poste au sein de l’organisme depuis 2022, elle possède plus de 15 années d’expérience dans le domaine de l’éducation. Son passage à la direction générale par intérim lui a notamment permis de mieux cerner les besoins des familles et les réalités propres aux différentes communautés francophones.
« Ce qui revient constamment, c’est le besoin d’avoir accès à des services, à des ressources et à des occasions de vivre en français au quotidien », explique-t-elle.
La petite enfance au cœur des priorités
Parmi les principaux défis figure l’accès aux services de garde francophones. Une étude publiée par la Fédération en 2025 estimait le déficit à environ 8 000 places et évaluait à 2 368 le nombre d’éducatrices et d’éducateurs supplémentaires nécessaires pour répondre à la demande.
Pour Joannie Dubuc, la création de nouvelles places doit s’accompagner d’efforts pour attirer et valoriser les professionnels de la petite enfance. « Le développement des centres de garde francophones et les enjeux de main-d’œuvre qualifiée […] sont des dossiers importants », souligne-t-elle, en insistant sur la nécessité de collaborer avec les partenaires pour trouver des solutions durables.
Joannie Dubuc, nouvelle directrice générale de la Fédération des parents francophones de C.-B.
Son expérience en éducation l’amène à considérer le parcours de l’enfant dans son ensemble. « L’éducation ne commence pas à l’entrée à l’école et ne se termine pas à la sortie de la salle de classe. Elle s’inscrit dans un continuum qui comprend la petite enfance, la famille, l’école et la communauté », rappelle-t-elle.
La Fédération souhaite ainsi renforcer les liens entre les services de la petite enfance, les établissements scolaires, les associations de parents et les organismes communautaires.
Mieux représenter les familles
Les disparités régionales constituent un autre enjeu. Selon la nouvelle directrice générale, les familles n’ont pas toutes accès aux mêmes ressources, en fonction de leur lieu de résidence. La Fédération entend poursuivre ses démarches pour documenter leurs besoins et faire entendre leurs préoccupations auprès des institutions et des décideurs.
Les parents doivent, à son avis, prendre part aux discussions sur l’avenir de l’éducation et des services en français. « Leur perspective doit donc faire partie des discussions et des décisions qui touchent l’éducation et les services en français », affirme-t-elle.
Cette participation peut notamment passer par l’engagement dans les associations de parents des écoles, mais aussi par le partage d’expériences et la participation aux initiatives communautaires.
La FPFCB entend continuer à soutenir ses associations membres grâce à la formation, au réseautage et au partage de pratiques, tout en les accompagnant dans leur gouvernance.
Une francophonie inclusive
Pour sa première année à la direction générale, Joannie Dubuc souhaite maintenir plusieurs priorités : l’accès aux services en français, le développement de la petite enfance, le soutien aux associations et la représentation des familles à l’échelle provinciale.
Elle envisage également adapter les services à la diversité des parcours et des besoins. « Notre francophonie est diversifiée et continue d’évoluer. Il est donc important que nos services, nos ressources et nos façons d’accompagner les parents évoluent avec elle », précise-t-elle.
À l’heure de prendre officiellement ses fonctions, elle adresse enfin un message de solidarité aux familles francophones de la province. « Être parent francophone dans une province majoritairement anglophone comporte des réalités particulières, et notre rôle est justement de les accompagner, de les outiller et de faire entendre leur voix », conclut-elle.
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