Vancouver Mural Festival : L’aquarelle chinoise à l’honneur

Photo de Carmen Chan

Le papier de riz et un mur de béton ont-ils quelque chose en commun ? Monsieur ou Madame tout le monde ne serait peut-être pas capable de faire un rapport entre les deux. Mais, pour l’artiste Carmen Chan, c’est la façon dans laquelle elle envisage de présenter son art.

Mme. Chan vient tout juste de présenter ses œuvres au grand public, et cette année au Vancouver Mural Festival (VMF), l’artiste aura la chance d’exposer son art sur la plus grande scène jusqu’à date. Le VMF aura lieu du 1er au 10 août dans le quartier de Mount Pleasant et ses alentours. Pendant dix jours, 25 artistes travailleront sur leurs œuvres murales. De la conception jusqu’au produit final, les citoyens sont invités à se promener dans la rue Main et ailleurs pour observer leurs travaux. Il y aura des vendeurs et des camions de nourriture, de la musique live et une fête de rue pour conclure les festivités.

« Fascinée par le papier de riz d’un blanc brillant et par la délicatesse de tout »

Originaire de Hong Kong, Carmen Chan a grandi à Vancouver où elle a commencé des cours d’art à un jeune âge. Débutant avec des compétences de base, comme dessiner au crayon et faire de l’aquarelle, elle s’est ensuite intéressée à la peinture au pinceau chinoise.

« J’étais fascinée par le papier de riz d’un blanc brillant et par la délicatesse de tout, » explique-elle.

L’aquarelle chinoise n’est pas très répandue à Vancouver.

Photo de Carmen Chan

« Je ne veux pas que cette forme d’art disparaisse, » dit-elle.

Quelques-unes des différences entre l’aquarelle occidentale et chinoise sont caractérisées par les pinceaux utilisés, dont les bouts sont plus minces, la sorte d’encre, et le type de surface peinte, typiquement le papier de riz. Parce que ce genre d’art n’est pas commun, Mme. Chan apprécie la chance de partager sa passion pour l’aquarelle chinoise.

Après s’être exercée et avoir développé ses compétences pendant plus de dix ans, Carmen Chan, il y a deux ans, a créé son site web et compte d’Instagram pour exposer ses œuvres. La raison pour laquelle elle a finalement décidé de partager son art avec le public ?

« Parce que les murs dans la maison de ma mère en sont couverts, » répond-t-elle en riant. De plus, elle se sentait « prête ». Elle compare sa réticence à celle d’un réalisateur qui crée des films, mais ne les montre à personne. Le passe-temps qu’elle gardait plus ou moins pour elle-même, elle voudrait maintenant le partager avec l’espoir de toucher quelqu’un.

Calme et tranquillité

L’art de l’aquarelle chinoise requiert de la patience. Selon Mme. Chan, un matin de fin de semaine parfait est celui où elle prend son temps pour préparer une tasse de thé. Puis elle sort ses pinceaux et son matériel et elle commence à peindre paisiblement. Ces sentiments de calme et de tranquillité sont des attributs qu’elle veut enseigner dans le cadre de la classe qu’elle dirige qui s’appelle Morning Tea and Watercolour.

« J’ai créé cette classe pour les gens qui veulent utiliser la peinture comme une forme de détente et de méditation, » affirme-t-elle.

Mme. Chan a déjà enseigné deux cours et en prépare d’autres. A part les techniques de base de l’aquarelle chinoise, Carmen Chan renforce l’importance de ralentir et la vertu de la patience.

« Il faut être patient avec ce type d’art, avec le matériel et avec soi-même, » explique-t-elle.

Cette année marquera la deuxième fois que Carmen Chan participe au festival. La première fois, elle a créé une œuvre murale avec d’autres artistes qu’elle a rencontrés grâce à l’organisation THRIVE, un organisme fondé par deux artistes femmes à Vancouver qui aspiraient à créer un réseau de soutien pour les unes et les autres et leur art. Si l’année dernière a été un effort de groupe, Mme. Chan travaillera seule cette année, ou quasiment seule. Elle a reçu plusieurs offres d’aide de ses camarades de THRIVE et de membres de sa famille. C’est un nouveau défi pour elle que de travailler à grande échelle et avec du matériel inusité.

« Je suis reconnaissante au festival de m’avoir choisie et j’ai hâte de voir comment mon image se traduira du papier de riz à un mur, » reconnaît Mme. Chan.

Pour en savoir plus visiter :

www.vanmuralfest.ca

www.carmenchanart.com

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