Lors de sa cérémonie de remise des diplômes le 6 juin dernier, le Collège Éducacentre a tenu à souligner en grand la réussite de sa nouvelle cohorte de finissants. Des diplômés dont les parcours étaient placés sous le signe de la ténacité et de la conciliation de multiples obligations en dehors de leurs études. Et surtout dans un contexte d’éducation en français en milieu minoritaire francophone.
Louisa Sage – Initiative de journalisme local – Journal La Source
La cérémonie au début du mois de juin a réuni 35 finissantes et finissants du Collège Éducacentre, en présentiel et en ligne, qui provenaient des programmes d’éducation à la petite enfance, d’aide pédagogique spécialisée, d’intervention en travail social et de nutrition holistique.
L’événement avait démarré par la projection d’une création vidéo de danse du cerceau de Daniel et Alex Wells, de la Nation Lil’wat, avant les allocutions officielles.
Dans son discours d’ouverture, Gérald Fallon, un conseiller au sein du Conseil d’administration du Collège, a mis l’accent sur le rôle important que les diplômés pourront jouer au cours des prochaines années. « Que ce soit dans vos milieux de travail, au sein de vos familles ou dans votre communauté, vous aurez le pouvoir de contribuer à renforcer la vitalité et le rayonnement de notre communauté francophone et de façonner l’avenir de la francophonie. »
Les diplômés du Collège Éducacentre lors de la cérémonie | Courtoisie
La cérémonie s’est poursuivie avec la remise des certificats et des bourses. Un cocktail a ensuite réuni les diplômés, leurs proches et le personnel lors de cette étape historique pour cette nouvelle cohorte.
Un rôle clé dans la formation en français en C.-B.
Pour Isabelle Thibault, vice-présidente à l’enseignement, cette cérémonie est également une occasion de rappeler le rôle singulier du Collège, seule institution collégiale francophone de la Colombie-Britannique (C.-B.). « Nous avons à cœur d’offrir des programmes de qualité afin de répondre aux besoins de notre communauté et du marché du travail », explique-t-elle.
Isabelle Thibault, vice-présidente à l’enseignement au Collège Éducacentre | Courtoisie
La vice-présidente à l’enseignement indique que le Collège accueille des étudiants aux parcours variés. Des personnes de retour aux études, en réorientation professionnelle ou des nouveaux arrivants au Canada. Et à chacun de ces profils, l’institution collégiale francophone britanno-colombienne propose des approches flexibles ainsi qu’un accompagnement personnalisé.
« Ce qui me touche particulièrement chaque année, c’est la détermination de nos étudiants et étudiantes », ajoute-t-elle. « Beaucoup d’entre eux concilient emploi, famille et études. Leur parcours illustre le fait que la réussite repose souvent sur la persévérance et sur de nombreux sacrifices. »
Selon Isabelle Thibault, l’accès à la formation postsecondaire en français est un enjeu d’équité et de développement communautaire. « Les francophones de la C.-B. doivent pouvoir étudier, se perfectionner et bâtir leur carrière en français », affirme-t-elle, en soulignant l’importance de former des professionnels capables de répondre aux besoins des communautés francophones, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Une vocation au service des autres
Récemment diplômé du programme d’intervenant en travail social, Jean Robert Noel a suivi un parcours diversifié, avec une formation initiale en gestion des PME et en théologie, avant de se tourner vers le travail social. « J’ai toujours été motivé par le désir d’être à l’écoute des autres et de faire la différence dans leur vie », raconte-t-il.
Jean Robert Noel, récemment diplômé du programme d’intervenant en travail social | Courtoisie
Le nouveau finissant tient à mettre en avant l’importance de la flexibilité du programme, qui lui a permis de concilier vie professionnelle, études et responsabilités familiales, mais aussi de pouvoir poursuivre sa formation en français. « C’était primordial. D’abord, parce que c’est la langue que je maîtrise le mieux. Ensuite, parce qu’il est souvent difficile de trouver des services de santé et d’intervention sociale en français dans un contexte minoritaire linguistique, notamment à Winnipeg où j’habite », explique-t-il. « Il m’importait donc de me former en français pour répondre à ce besoin concret. »
Sur le plan professionnel, il pense être désormais mieux outillé pour exercer sa vocation. Personnellement, il estime que sa formation a renforcé son empathie et son ouverture d’esprit, tout en consolidant son engagement envers les personnes vulnérables.
Pour Jean Robert Noel, l’obtention de ce diplôme marque surtout une nouvelle étape dans sa vie. « C’est le début d’une mission : accompagner les personnes dans leurs moments les plus vulnérables, les amener à croire en leur propre potentiel et contribuer à bâtir une société plus juste, plus humaine et plus bienveillante », confie-t-il.
Pour en savoir plus : educacentre.com
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