Des Twin Towers aux Trump Towers, Riyad, la capitale saoudienne rachète Washington au prix du pétrole. ». Du sang royal aux racines terroristes, Osama ben Laden, citoyen saoudien, héritier d’une des familles les plus prestigieuses du royaume, aristocrate du pétrole et du faste, fut l’architecte du 11 septembre. Quinze compatriotes l’ont rejoint dans son carnage avec pour résultat des milliers de morts, un traumatisme national, et une cicatrice indélébile dans l’histoire américaine.
Et pourtant, aujourd’hui, ce même royaume est célébré comme « cher allié » de l’Amérique. Les fantômes du 11 septembre doivent s’étouffer de rage en voyant le tapis rouge déroulé pour le prince dont le nom reste associé au meurtre de Jamal Khashoggi.
Trump, un VRP de luxe
La politique étrangère de Donald Trump n’est pas une doctrine, c’est une liquidation totale. Droits humains : -70 % en promo. Mémoire des victimes : soldée au rayon « oubli ». Justice : négociable, comme une chambre d’hôtel. « America First » ? Non. « America For Sale ». Les contrats d’armement à plusieurs milliards, les promesses d’investissements et les barils de pétrole valent plus que les larmes des familles endeuillées.
Théâtre grotesque
Scène 1 : les spectres du 11 septembre flottent sur la pelouse de la Maison-Blanche. Scène 2 : Trump serre la main du prince héritier, sourire de vendeur de tapis. Scène 3 : les coupes de champagne s’entrechoquent, les dossiers du FBI moisissent. Scène 4 : les contrats d’armement sèchent, l’histoire s’efface. Ce n’est pas de la diplomatie. C’est du cabaret macabre.
Ben Laden, aristocrate du terrorisme
N’oublions pas : Ben Laden n’était pas un marginal obscur. Il était un aristocrate saoudien, héritier d’une fortune royale, citoyen prestigieux avant de devenir le visage du terrorisme. Son pays a fourni la majorité des kamikazes. Ses réseaux idéologiques étaient financés par des circuits enracinés dans le royaume.
Ryad est retournée dans les bonnes grâces de Washington. | Photo de The White House
Et pourtant, ce pedigree sert aujourd’hui de passeport pour les banquets et les photos officielles. Le royaume de Ben Laden est devenu le royaume des deals. Et malgré tout, Washington déroule le tapis rouge.
La chute de la farce
Le pays d’où venaient les terroristes est désormais « partenaire précieux ». Le prince accusé d’assassinat est « invité d’honneur ». Le président qui promettait de défendre l’Amérique la met aux enchères.
L’Amérique est devenue un marché aux puces. L’ironie est obscène, l’hypocrisie monumentale. Les fantômes du 11 septembre, la voix étouffée de Khashoggi, les appels à la justice – tous noyés dans le tintement de l’or.
Trump ne pratique pas la diplomatie. Il tient une brocante. Et l’objet en vente, c’est l’âme des États-Unis.
Long Van a oeuvré pendant plus de 40 ans en tant qu’expert reconnu dans le secteur des finances. Il a également été journaliste et a fait aussi ses marques dans les organisations communautaires.
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