Magnum Soares
Depuis 26 ans, le Vancouver International Dance Festival (VIDF) est un pilier du paysage culturel de la ville. Du 4 au 14 mars, l’édition de cette année met à l’honneur des voix audacieuses venues de six continents, qui repoussent les limites de ce que le mouvement peut exprimer.
VIDF 2026 présente la danse contemporaine sous toutes ses formes et à travers toutes les cultures : danse de rue, perspectives autochtones, imaginaires queer et expérimentations interdisciplinaires, dont la première mondiale de la nouvelle œuvre de Zab Maboungou / Compagnie Danse Nyata Nyata [Tiohtià:ke/Montréal]. Dans Movers, danseur·euse·s, musicien·ne·s et artistes de spoken word naviguent le chaos du monde actuel.
Le festival met aussi de l’avant des démarches d’ancrage au territoire par la danse. Magnum Soares [Brésil, Portugal] propose un solo saisissant qui retrace l’impact de l’exploitation minière au Brésil et la fragilité du sol sur lequel nous nous tenons tous. Dans BOLT de Jeanette Kotowich [territoires MST/Vancouver], un ensemble dirigé par des artistes autochtones traverse des paysages fragmentés, révélant une unité au cœur du dysfonctionnement et racontant une histoire d’interconnexion universelle.
Compagnie Khor
Un fil important de la programmation de cette année est la présence d’artistes de danse de rue : Compagnie KHOR / Khoudia Touré [Sénégal, France], OURO Collective [territoires MST/Vancouver] et Caroline « Lady C » Fraser [Tkaronto/Toronto]. Ne manquez pas cette triple affiche de puissantes artistes féminines les 11 et 12 mars, une façon idéale de souligner la Journée internationale des droits des femmes. Et pour celles et ceux qui aiment danser eux-mêmes, attrapez un partenaire pour Stage Crasher !, une soirée dansante à l’ancienne avec la violoneuse métisse Kathleen Nisbet.
VIDF rend la danse accessible au plus grand nombre grâce à une tarification modulée allant de 10 $ à 60 $. La directrice artistique du VIDF, Deanna Peters, elle-même artiste en danse, explique que « la danse est une façon de nous connecter à nous-mêmes et, ultimement, les uns aux autres ». Elle voit le festival comme une occasion de créer des ponts entre les personnes, les lieux et les idées :
« On entend rarement des politiciens vanter les mérites des arts. Pourtant, je crois que les arts et la santé sont liés. Si l’on augmentait l’accès à la pratique de différentes formes artistiques ou à l’expérience du travail des artistes, notre santé s’en porterait mieux — de façon générale et à l’échelle de la société. »
Il y a quelque chose pour tout le monde au VIDF 2026. Joignez-vous à nous en mars pour célébrer une danse qui transforme, apaise, provoque et inspire : vidf.ca
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