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le Mercredi 10 juin 2026 14:07 | mis à jour le 10 juin 2026 18:31 Initiative de Journalisme Local

« Le français pour l’avenir » : faire vivre la langue de Molière en dehors des salles de classe

Le Sommet sur la sécurité linguistique a réuni le 14 mars dernier des élèves de la 9e à la 12e année et du personnel éducatif des écoles francophones de la C.-B. | Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique
Le Sommet sur la sécurité linguistique a réuni le 14 mars dernier des élèves de la 9e à la 12e année et du personnel éducatif des écoles francophones de la C.-B. | Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique
« Le français pour l’avenir » : faire vivre la langue de Molière en dehors des salles de classe
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Pendant que l’année scolaire tire à sa fin, l’organisme pancanadien « Le français pour l’avenir » continue à encourager les jeunes francophones et francophiles de la Colombie-Britannique (C.-B.) à cultiver leur confiance linguistique en pratiquant le français au-delà du cadre scolaire.

Marie-Paule Berthiaume – Initiative de journalisme local – Journal La Source

Dans un contexte où les occasions d’utiliser le français sont limitées, l’organisme national Le français pour l’avenir fait la promotion du bilinguisme canadien et incite les élèves de la 7e à la 12e année, âgés de 12 à 18 ans, à « vivre en français ». 

Sa mission principale : fournir aux enseignants des ressources, des programmes et des espaces en vue d’encourager l’usage du français et renforcer la confiance linguistique des élèves.

Selima Ben Ouda, coordonnatrice du marketing et des communications pour l’organisme « Le français pour l’avenir » | Courtoisie

Selima Ben Ouda, coordonnatrice du marketing et des communications pour l’organisme, indique qu’une stratégie de communication ciblée est mise en place dans le but de rejoindre le plus grand nombre possible de jeunes. « Nos campagnes prennent différentes formes : des courriels, par l’entremise de notre infolettre et d’envois ciblés, ainsi que des publications sur nos réseaux sociaux. Nous veillons également à maintenir un lien avec les enseignants et les participants qui connaissent déjà nos programmes. »

« Nous proposons notamment des trousses pédagogiques destinées aux enseignants, le Concours national de rédaction, qui donne droit à des bourses pouvant atteindre 28 000 $, la plateforme interactive  » Fr+ « , pour les jeunes de 14-18 ans, ainsi que le Forum national des jeunes ambassadeurs et des Forums locaux où les élèves peuvent, par exemple, participer à des ateliers de théâtre, de danse, de sciences ou de robotique entièrement en français », fait-elle savoir, tout en ajoutant que les Forums locaux de la province se tiendront à Vancouver et Victoria en 2026-2027.

Favoriser la prise de parole

Selon Selima Ben Ouda,  Le français pour l’avenir pousse les jeunes à parler un français imparfait. « De plus, nous observons que plusieurs jeunes alternent entre l’anglais et le français, ce que nous valorisons également. L’important, c’est d’utiliser la langue française! »

Le français pour l’avenir invite les jeunes Canadiens âgés de 12 à 22 ans à se transformer en Jeunes reporters francos en rédigeant des articles pour son blogue. L’organisme suggère également aux élèves de suivre la plateforme « Télé-Québec en classe » qui propose des contenus interactifs et éducatifs. De plus, il dirige les familles vers le site « Alloprof Parents », qui met à leur disposition des outils et des conseils pratiques pour accompagner, à la maison, les jeunes dans leur apprentissage du français.

Développer sa confiance linguistique

Geneviève Poitras, présidente du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique | Courtoisie

Geneviève Poitras, présidente du Conseil jeunesse de la Colombie-Britannique, explique que plusieurs jeunes ressentent une pression liée à l’usage d’un français normatif. « Cela peut les décourager de s’exprimer en français, en raison de la peur du jugement, souvent présent à l’école ou au sein de la famille francophone, et amener certains jeunes à privilégier l’anglais, jugé plus simple ou sécurisant dans les interactions quotidiennes. »

Elle évoque des incidents durant son parcours scolaire où des remarques sur son accent ou des corrections à répétition ont eu des effets néfastes. « Ça me rendait très anxieuse par rapport à mon français, et ça renforçait l’idée d’une norme linguistique difficile à atteindre, ce qui freinait la prise de parole. »

La jeune femme souligne également les limites de la pratique du français en dehors du milieu scolaire. « Les élèves doivent souvent chercher eux-mêmes des endroits et des occasions pour parler en français, ce qui fait que la langue est moins présente dans leur vie sociale. Dans certains cas, le français est surtout associé à l’école ou au travail. »

Cependant, selon Geneviève Poitras, les espaces communautaires permettent de valoriser la pratique du français. « Des organismes comme le Conseil jeunesse offrent des occasions différentes de vivre le français. Grâce à ces événements, les jeunes peuvent tisser des liens plus forts avec leur francophonie. Ce contact avec une communauté partageant des expériences similaires a augmenté ma confiance et mon sentiment d’appartenance. »

Pour en savoir plus : https://french-future.org/fr, https://frplus.ca et https://cjfcb.com

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