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le Vendredi 12 juin 2026 13:04 Initiative de Journalisme Local

La Saint-Jean rassemble la francophonie de Nanaimo

L’AFN organise chaque année une fête de la Saint-Jean à Bowen Park | Association des Francophones de Nanaimo
L’AFN organise chaque année une fête de la Saint-Jean à Bowen Park | Association des Francophones de Nanaimo
La Saint-Jean rassemble la francophonie de Nanaimo
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Entre tradition québécoise, musique et rencontres, la fête de la Saint-Jean, organisée par l’Association des francophones de Nanaimo (AFN), est avant tout un moment fédérateur pour la communauté francophone de la région.

Louisa Sage – Initiative de journalisme local – Journal La Source

« Cet événement multigénérationnel est ouvert à tous et toutes qui gravitent autour de la francophonie, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs », explique Camille Veron, directrice générale de l’AFN.

Une tradition qui rassemble

Elle rappelle que la Saint-Jean a évolué au fil du temps, passant d’une fête liée au solstice d’été à une célébration religieuse, puis à la fête nationale du Québec en 1977. « Dans de nombreuses régions, pays et cultures, on célèbre l’arrivée de l’été. C’est une fête qui a une signification, quelle que soit notre origine. »

Les festivités sont placées sous le signe de la nourriture, de la musique et de la bonne humeur | Association des Francophones de Nanaimo

La directrice générale souligne que cette fête demeure un vecteur marquant de la culture québécoise et qu’elle a contribué à créer des espaces où des francophones de toutes les origines peuvent se retrouver et célébrer en français.

« Chaque année, nous apportons des petits changements et améliorations, mais la recette est toujours la même : des burgers, de la musique traditionnelle du Québec et de la bonne humeur », ajoute Camille Veron. « L’an dernier, nous avons créé de grands panneaux qui expliquent les origines et les symboles de la Saint-Jean au Québec. Cela permet aux nouveaux arrivants d’en apprendre davantage sur la culture franco-canadienne. »

La musique, un facteur de trait d’union

Lors de l’événement, le duo local Guy et Denis fera danser le public au son de chansons populaires québécoises. L’invité spécial de cette édition est Mike Paul Kuekuatsheu, auteur-compositeur-interprète innu originaire de Mashteuiatsh, au Québec.

Le musicien Mike Paul Kuekuatsheu est l’invité spécial cette année | Julie Simard

Pour Mike Paul Kuekuatsheu, cette invitation est également une occasion d’établir des ponts entre différentes traditions culturelles. Il considère sa participation comme une chance de faire la jonction entre la Journée nationale des peuples autochtones et la Fête nationale du Québec. « Je crois qu’il existe une solidarité naturelle entre les peuples qui protègent leur langue, leur culture et leur identité », affirme-t-il.

L’artiste mentionne que la culture et la langue innues ont traversé les générations grâce à celles et ceux qui les ont transmises. Par sa musique, il souhaite faire découvrir la culture innue et encourager le dialogue entre les peuples.

Selon lui la musique permet de célébrer ce qui distingue les communautés, mais aussi ce qui les rapproche. « J’espère que cette rencontre sera un moment de communion, de respect mutuel et d’ouverture entre les cultures qui cohabitent dans ce territoire », indique Mike Paul Kuekuatsheu.

Trouver sa place dans la communauté

Cette volonté de rapprochement se reflète aussi dans le parcours de Marie Mumber, installée à Nanaimo depuis cinq ans. Originaire de France, elle est arrivée dans la région pour travailler comme éducatrice à la garderie francophone Les Étoiles de mer.

Marie Mumber travaille souvent comme bénévole aux événements de l’AFN | courtoisie

Dès ses débuts à Nanaimo, elle participe régulièrement aux activités de l’AFN et contribue en tant que bénévole, notamment lors de la Saint-Jean. Selon elle, ces occasions ont facilité son intégration. « Quand on arrive dans un nouveau pays, on se sent parfois seul, éloigné. Savoir qu’il y a des gens qui savent que vous existez, qui pensent à vous ici, c’est rassurant. »

Avec le temps, sa vision de l’identité francophone a évolué. Ayant grandi en France, elle n’avait jamais eu à réfléchir à ce que signifie vivre en français en situation minoritaire.

« C’est ici que j’ai compris à quel point cette identité est importante pour beaucoup de personnes. En rencontrant des gens de la région, j’ai compris pourquoi il est essentiel d’avoir des garderies et des écoles francophones, ainsi que des événements qui soutiennent la vie en français », précise-t-elle.

Pour Marie Mumber, la Saint-Jean concrétise de façon éloquente le rôle de ces rassemblements : offrir un espace où les membres de la communauté peuvent échanger, se rencontrer et tisser des liens.

La fête se tiendra cette année le samedi 20 juin au parc Bowen de Nanaimo de 16 h à 20 h.

Pour en savoir plus : francophonenanaimo.org/activites

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