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le Mardi 26 mai 2026 1:04 A la Une

Carrefour 50+ mise sur le mentorat intergénérationnel lors de la Semaine des aînés de la C.-B.

Carrefour 50+ mise sur le mentorat intergénérationnel lors de la Semaine des aînés de la C.-B.
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À l’occasion de la Semaine des aînés de la Colombie-Britannique qui aura lieu du 1er au 7 juin, l’organisme provincial francophone Carrefour 50+ rappelle l’importance de reconnaître la place des personnes âgées dans la société tout en mettant en avant les sérieux défis auxquels elles font face au quotidien.

Porté par sa mission de rassembler et de représenter les francophones et francophiles de 50 ans et plus, Carrefour 50+ agit comme un véritable centre de ressources dans la province. « Nous cherchons à accompagner et aider directement les ainés ou en les référant à d’autres services ou partenaires », explique
Florence Kowalski, responsable du développement et des communications. Une approche flexible qui permet de s’adapter à des besoins variés et souvent complexes.

Dans cette optique, l’organisme s’efforce de faire évoluer ses initiatives. Comme le précise la directrice générale Nada El Hamdadi : « Nous essayons de diversifier notre projet pour répondre aux besoins et exigences de nos bénéficiaires. »

Parmi les initiatives phares, le projet en immigration, coordonné par Florence Kowalski, mise sur un accompagnement humain et intergénérationnel. Il s’agit d’offrir un accueil aux nouveaux arrivants grâce à l’engagement des aînés, souvent plus disponibles. Ces derniers sont recrutés puis envoyés dans différents établissements afin de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants.

L’organisme aide également sur le plan professionnel avec un projet d’employabilité en collaboration avec des services d’aide à l’emploi. « Celui-ci vise notamment le retour sur le marché du travail, grâce à un suivi personnalisé en fonction de la réalité de leurs besoins », souligne Nada El Hamdadi.

Une autre initiative clé : la navigation communautaire. « Les bénévoles sont comme les yeux et les oreilles de Carrefour 50+ sur le terrain », fait savoir la directrice générale. « Ils repèrent les aînés isolés ou vulnérables afin de les orienter vers les ressources appropriées ». Toutefois, certains obstacles persistent.
« On a remarqué qu’il y a une certaine réticence d’accepter l’aide », continue-t-elle. Beaucoup estiment que d’autres sont plus dans le besoin qu’eux, ou craignent de perdre leur autonomie. « Il y a une vraie peur que l’appel à se faire aider mette en route une machine qui les fasse partir de chez eux », explique Florence Kowalski. « Alors que le but de notre organisme est d’aider les gens à justement mieux s’épanouir chez eux ».

Au-delà des enjeux humains, Carrefour 50+ doit composer avec des contraintes structurelles. L’étendue du territoire britanno-colombien complique l’accès aux services, tandis que des difficultés financières ou physiques limitent la participation de certains aînés aux activités proposées.

Les outils de communication modernes ne sont pas toujours la solution. Les réseaux sociaux et les campagnes publicitaires numériques se heurtent souvent à une barrière technologique.

Nada El Hamdadi, directrice générale de Carrefour 50+. | Photo de Carrefour 50+

Créer du lien, autrement

Face à ces défis, l’organisme mise sur des initiatives favorisant le lien social. Les activités de « l’échangeur » proposent notamment des séances physiques en ligne. « C’est une occasion pour ces aînés de rester actifs depuis chez eux », indique Florence Kowalski. Au-delà de l’activité elle-même, ces moments deviennent des espaces de socialisation. « Nos bénéficiaires se retrouvent souvent avant les séances de gym en ligne pour discuter une quinzaine de minutes », ajoute-t-elle.

Des ateliers artistiques et des événements festifs à Noël, à l’Action de grâce, à l’Épiphanie ou même à la Saint-Valentin, permettent également de renforcer les liens et de créer un sentiment durable d’appartenance. « Ces séries d’ateliers leur donnent la possibilité de revoir les mêmes personnes et de bâtir de vrais liens », affirme Nada El Hamdadi.

Florence Kowalski, responsable du développement et des communications de Carrefour 50+. | Photo de Carrefour 50+

L’infolettre de l’organisme constitue un autre outil efficace. Rédigée par Florence Kowalski, elle inclut un éditorial de fond et suscite une véritable interaction : les lecteurs « prennent le temps de répondre et d’interagir », un signe tangible d’un engagement. « On remarque qu’ils sont intéressés par ce genre de communication, mais pour les atteindre directement cela reste difficile », admet la responsable des communications.

Dans le cadre de la Semaine des aînés, Carrefour 50+ met particulièrement l’accent sur le mentorat intergénérationnel. L’objectif est de valoriser leur rôle et rappeler leur contribution à l’évolution de la société. « Le mentorat est important, c’est un bénévolat qui leur donne une vraie place dans leur cadre de vie »,
assure Florence Kowalski.

Au-delà de cette semaine symbolique, le travail se poursuit tout au long de l’année. « C’est une sorte de visibilité à laquelle on profite, mais pour nous c’est un accompagnement qui doit être permanent », insiste Florence Kowalski. En agissant comme relais et soutien logistique, Carrefour 50+ permet également aux associations locales d’organiser leurs propres événements sur le terrain en misant sur la proximité.

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