L’été venu, les parcs, les plages et les espaces verts de la Colombie-Britannique deviennent des lieux de rassemblement. Sur une couverture étendue dans l’herbe ou au bord de l’eau, familles et amis partagent un repas, échangent des histoires et profitent du moment présent.
D’une culture à l’autre, le repas en plein air prend toutefois des formes différentes. Pique-nique organisé, barbecue familial ou repas en groupe : les traditions varient, mais la nourriture demeure un moyen de transmettre des souvenirs, des recettes et une identité culturelle.
Pour les personnes de toutes les origines, ces moments permettent de retrouver des habitudes qui remonteraient à leurs origines tout en les adaptant à une réalité plus contemporaine.
Au Sri Lanka, au Brésil ou en Iran, trois façons de se retrouver autour d’un repas
Pour Basith, originaire du Sri Lanka et installé à Vancouver avec sa sœur, le pique-nique classique n’est pas nécessairement une tradition dans son pays d’origine. Les rassemblements prennent plutôt la forme de repas-partage en plein air.
« Pour être franc, les pique-niques ne sont pas vraiment une tradition dans la culture sri-lankaise comme ils peuvent l’être dans d’autres pays. Nous organisons plutôt des repas en groupe en plein air, dans un parc ou à la plage. L’important est de passer du temps ensemble, chacun apporte un plat et tout le monde partage », explique-t-il.
Cette volonté de se retrouver autour d’un repas dépasse les frontières. Au Brésil, Sophia, installée à Vancouver depuis quatre ans, décrit aussi le pique-nique comme un moment simple entre proches.
« Au Brésil, c’est assez courant parce qu’il fait beau une bonne partie de l’année. C’est aussi l’une des activités les moins coûteuses à faire entre amis ou en famille », raconte-t-elle.
Contrairement aux repas sri-lankais, où certains plats occupent une place importante dans les rassemblements, le pique-nique brésilien laisse davantage de liberté aux participants.
« Il n’y a pas vraiment de plats traditionnels. Chacun apporte ce qu’il a envie de manger. On retrouve souvent des fruits, du pain, des biscuits,
des jus, de la bière ou du vin », précise Sophia.
Si le pique-nique brésilien laisse beaucoup de place à l’improvisation, il peut aussi devenir un véritable rituel familial. C’est le cas en Iran, où Nick garde le souvenir des vendredis de son enfance passés en famille, une journée qui marque le début de la fin de semaine et qui est souvent consacrée aux sorties en plein air.
« Quand j’étais enfant, nous allions souvent pique-niquer le vendredi. C’était une façon de passer la journée ensemble et de profiter du plein air », raconte-t-il.
C’était aussi une occasion de bouger et de partager des activités en famille ou entre amis. « On jouait aussi souvent au volleyball, au football ou au badminton »,
ajoute Nick.
Dans son souvenir, le pique-nique iranien repose sur une grande variété de plats faciles à partager. Les grillades occupent une place de choix, notamment le poulet mariné dans le yogourt et le safran, préparé au barbecue, ainsi que les brochettes d’agneau (kebab).
« On apporte souvent du poulet mariné dans du yogourt et du safran pour le faire griller au barbecue, ou encore des brochettes de viande d’agneau », décrit Nick.
Mais le repas ne se limite pas aux grillades. Le panier se remplit aussi d’accompagnements simples et appréciés de tous : salade de pommes de terre, croustilles, maïs soufflé et une grande variété de fruits.
« Il y aurait certainement de la pastèque, d’autres sortes de melons, mais aussi des oranges, des mandarines, des raisins et des pommes », continue-t-il.
Dans les trois cultures, la nourriture reste au cœur de l’expérience. Au Sri Lanka, Basith évoque les short eats, ces petites bouchées salées faciles à partager, comme les patties, les mutton rolls et les samosas. Le riz frit et les nouilles, influencés par la cuisine indo-chinoise très présente au Sri Lanka, font également partie des plats appréciés lors de ces rassemblements.
Certaines familles préparent aussi des crêpes traditionnelles à base de lait de coco et de curcuma.
« Le lait de coco est un ingrédient de base de notre cuisine. Il est beaucoup plus à la portée de tous que les produits laitiers, qui coûtent plus cher », ajoute Basith.
Les boissons accompagnent également ces moments de convivialité. Au Sri Lanka, les adultes peuvent parfois partager une bière ou de l’arrack, un alcool traditionnel distillé à partir de la sève fermentée des fleurs du cocotier. En Iran, le thé noir est incontournable, tout comme le doogh, une boisson à base de yogourt et d’eau qui accompagne particulièrement bien les grillades.
Malgré ces différences, un même fil conducteur relie ces traditions. Que le repas soit préparé à l’avance, improvisé dans un parc ou organisé autour d’un barbecue, le pique-nique devient un espace où les cultures se rencontrent et se transmettent.
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