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Sunday December 14 2025 at 17:30 Initiative de Journalisme Local

Le Cercle des Canadiens français de Prince George célèbre sa 65ᵉ fête de Noël

La fête de Noël du Cercle des Canadiens français de Prince George comprenait une promenade en traîneau tiré par des chevaux | Ezra Jeffrey-Comeau, Unsplash
La fête de Noël du Cercle des Canadiens français de Prince George comprenait une promenade en traîneau tiré par des chevaux | Ezra Jeffrey-Comeau, Unsplash
Le Cercle des Canadiens français de Prince George célèbre sa 65ᵉ fête de Noël
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Le Cercle des Canadiens français de Prince George (le Cercle) a tenu sa fête de Noël le 6 décembre dans une ferme à proximité de la ville. Des membres de la communauté se sont déplacés pour ce moment festif autour d’histoires, de bricolages, d’une balade en traîneau et de la visite du père Noël.

 Louisa Sage – Initiative de journalisme local – Journal La Source

Louisa Sage
Journal La Source – IJL

« Cette année, mère Nature nous a gâtés en recouvrant la forêt d’une neige abondante », raconte Sylvie St-Pierre, bénévole au sein du Cercle. « Des lutines, mère Noël et Olaf ont prêté main-forte au père Noël pour enchanter les enfants. »

Faire vivre la tradition

D’une année à l’autre, la fête revient, toujours quelque peu réinventée. « Nous privilégions certains lieux emblématiques, tels que le musée et centre des sciences, The Exploration Place, ou le Central BC Railway and Forestry Museum », explique-t-elle. « Lorsqu’elle se tient au musée des trains, la promenade en train miniature ajoute une touche magique à la journée. » 

Sylvie St-Pierre, bénévole au sein du Cercle des Canadiens français de Prince George | courtoisie

Cette année, les participants ont eu droit à une balade en traîneau tirée par des chevaux, une activité proposée tous les deux ans.

Certaines traditions, cependant, sont toujours au rendez-vous : les histoires, les bricolages, les rencontres avec père Noël et les collations. « Peu importe le site, Renée, une bénévole fidèle connue de la place, toujours présente et enthousiaste, nous entraîne invariablement dans des chants de Noël festifs », ajoute-t-elle.

Réinventer la fête

Sylvie St-Pierre revient également sur les années de pandémie, durant lesquelles l’équipe a dû sérieusement repenser la formule. « Les familles prenaient rendez-vous pour rencontrer le père Noël et recevoir un petit cadeau. Elles entraient par la porte principale, échangeaient quelques mots avec lui tout en respectant la distanciation sociale, puis ressortaient par la cour. »

« Une gâterie sucrée et une boisson, du jus ou du chocolat chaud, complétaient la visite », souligne-t-elle, rappelant l’engagement constant des employés et des bénévoles pour préserver l’esprit de la fête.

Même si les célébrations ont retrouvé leur forme plus habituelle, Sylvie St-Pierre confie qu’elle ne participe plus à la fête de Noël en personne. « Je privilégie le traditionnel dîner de Noël des aînés, qui réunit de nombreux membres que je côtoie depuis plus de trente ans. » 

Elle continue toutefois de rendre l’événement mémorable en préparant les sacs-cadeaux destinés aux enfants.

Un Cercle pluriel

Depuis qu’il a pris sa retraite, Pierre Beaudry, membre du conseil d’administration et nouveau trésorier, s’investit davantage au sein du Cercle. « Je constate une plus grande diversité, et c’est l’un de nos mandats d’accueillir des personnes originaires de plusieurs pays francophones, pas seulement des Québécois ou des Canadiens français. »

« Lors des activités organisées par le Cercle, les membres originaires de l’Afrique proposent parfois un petit spectacle et partagent leur culture, ce qui est très enrichissant », se plaît-il à souligner.

Pierre Beaudry, membre du conseil d’administration et trésorier au sein du Cercle des Canadiens français de Prince George, avec sa famille lors de la fête de Noël | courtoisie

Une affaire de famille

Cette édition avait d’ailleurs une signification toute particulière pour Pierre Beaudry. « J’y suis allé avec mon épouse et ma fille, qui est de retour à Prince George après avoir vécu ailleurs pendant près de trente ans. »

Il a même refusé d’endosser le rôle du père Noël, traditionnellement joué par l’ancien trésorier, afin de se consacrer entièrement à sa fille. « Quand un enfant revient après autant de temps, c’est quelque chose de spécial », dit-il, tout en précisant que le père Noël a néanmoins fait son apparition.

Un héritage qui se transmet

Pour le retraité, originaire du Québec, ce moment familial s’inscrit dans la continuité. « Comme pour beaucoup d’autres, ces événements me ramènent à l’époque où nous vivions au Québec. Il y a souvent de la musique francophone ou des musiciens francophones d’ici, et c’est toujours très agréable. »

Mais au-delà de la nostalgie, il voit dans ces traditions un repère important pour les jeunes générations. « Elles leur montrent que la vie francophone continue à Prince George et qu’elle s’enrichit des traditions culturelles venues du monde entier. »

Pour en savoir plus : ccfpg.ca

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