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le Samedi 14 mars 2026 20:30 | mis à jour le 15 mars 2026 0:53 Initiative de Journalisme Local

Dans l’arène avec la Ligue d’improvisation franco-colombienne : pour le plaisir de s’amuser en français

La Ligue d'improvisation franco-colombienne a réuni de jeunes joueurs du Conseil scolaire francophone venus de partout en Colombie-Britannique pour participer au Festival du Bois à Maillardville | CCJFCB
La Ligue d'improvisation franco-colombienne a réuni de jeunes joueurs du Conseil scolaire francophone venus de partout en Colombie-Britannique pour participer au Festival du Bois à Maillardville | CCJFCB
Dans l’arène avec la Ligue d’improvisation franco-colombienne : pour le plaisir de s’amuser en français
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Au début du mois de mars, le Festival du Bois de Maillardville a accueilli la Ligue d’improvisation franco-colombienne (LIFC), qui a transformé la scène en véritable terrain de jeu. L’organisme a démontré que parler français peut être joyeux, inclusif et à la portée de tous les âges.

Céline Nebor – Initiative de journalisme local – Journal La Source

De retour après plusieurs années d’absence au Festival, la LIFC a réuni de jeunes joueurs du Conseil scolaire francophone (CSF) venus de partout en Colombie-Britannique (C.-B.) pour l’occasion. 

Tina Bakker-Vallar, élève de l’école Au-coeur-de-l’île à Comox, membre du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique et participante à la Ligue d’improvisation franco-colombienne | Céline Nebor

Une ligue tournée vers ses jeunes

« Je me considère chanceuse de pouvoir participer à la Ligue d’improvisation dans ma langue maternelle, en français », explique Tina Bakker-Vallar, élève de l’école Au-coeur-de-l’île à Comox, membre du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (CJFCB) et participante à la LIFC. 

Elle exprime ce sentiment, notamment en raison du manque d’activités dans la langue de Molière hors du Grand Vancouver. « Il y a plus ou moins d’activités offertes en français, dépendamment de l’endroit d’où l’on vient. »

La présence de la LIFC au Festival du Bois est une occasion pour les jeunes de la province de se réunir, un rassemblement qui encourage les échanges entre élèves. « Même si nous faisons tous partie des écoles du CSF, nous vivons loin les uns des autres. C’est génial de pouvoir tous se rencontrer ici. Nous réalisons que nous avons beaucoup de choses en commun », confie Tina Bakker-Vallar, entre deux rondes de qualification.

Les arbitres encadrent et guident les matchs d’improvisation | Céline Nebor

Gabriel Dubreuil, programmateur au Festival du Bois | Céline Nebor

La LIFC est une compétition qui attire quatre-vingt jeunes et pour Gabriel Dubreuil, programmateur au Festival du Bois, la participation à cet événement met en valeur l’importance de ces rencontres. « Le fait de réaliser qu’ils ne sont pas seuls au sein de la communauté francophone produit un effet de taille sur eux, particulièrement lorsqu’ils proviennent de petites communautés. » 

Tiphaine Hache, coordinatrice de la LIFC et membre du CJFCB, est fière de relancer la participation des adolescents à l’édition 2026 du Festival du Bois. « En participant au Festival, nous créons un espace additionnel dédié à promouvoir la jeunesse d’expression française. Notre présence montre aux jeunes, ainsi qu’au grand public, qu’ils peuvent communiquer en français en dehors du cadre scolaire. Les matchs d’improvisation mettent en lumière leur talent, leur créativité et leur engagement envers la communauté. »

Gabriel Dubreuil partage lui aussi cet enthousiasme. « La programmation cette année est très variée. Les élèves montrent aux autres adolescents qu’ils peuvent vivre des expériences amusantes et enlevantes en français. Ils sont épatants et n’ont pas peur d’oser. C’est très inspirant. » 

Après chaque ronde, le public vote pour son équipe préférée | Céline Nebor

Tiphaine Hache, coordinatrice de la Ligue d’improvisation franco-colombienne et membre du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique | Céline NeborGabriel Dubreuil, programmateur au Festival du Bois

L’ambition de la LIFC : valoriser la confiance 

Tina met en avant la solidarité des élèves entre eux : « L’énergie de la Ligue est tellement positive. Pendant les matchs, tout le monde a envie de voir le potentiel de chacun et s’encourage à faire de son mieux. »

« Les jeunes apportent de l’énergie au Festival, tout en travaillant sur leur confiance pour s’exprimer devant un public. En plus d’être divertissant, l’événement contribue indéniablement au rayonnement de la francophonie dans un contexte minoritaire », dit Gabriel Dubreuil.

Bien que les membres de la LIFC soient tous des élèves du CSF habitués à communiquer en français, Tiphaine Hache et son équipe veillent au maintien de la sécurité linguistique. « Les jeunes sont plus à l’aise quand ils s’inscrivent en groupe. En cas d’insécurité linguistique, nous sommes là pour leur rappeler que chacun utilise son français comme ils le souhaitent. Ils se sentent généralement à l’aise avec les autres participants au moment d’improviser. »

« L’engouement du public tout au long de la fin de semaine nous motive à revenir l’an prochain. Nous aimerions que la LIFC devienne un rendez-vous annuel attendu du Festival. Nous espérons aussi pouvoir accueillir plus de jeunes afin de leur faire découvrir et pratiquer l’improvisation », indique Tiphaine Hache.

Pour en savoir plus : https://cjfcb.com/programmation/lifc

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