L’année 2025 en Colombie-Britannique a été marquée par une effervescence culturelle, sociale et communautaire. Le journal La Source dresse un panorama des événements et des acteurs qui façonnent la province. Entre traditions, créativité et engagement citoyen, cette année s’illustre par un foisonnement d’actions et un caractère pluriel omniprésent qui symbolisent la vie en C.-B.
Porteurs de bonnes résolutions, La Source a commencé l’année 2025 avec un peu d’introspection. Et quoi de plus pertinent que de se pencher sur l’état actuel du marché immobilier pour alimenter les discussions en ce début d’année ? En passant par un point sur les origines de la crise immobilière, qui semble vouloir durer à Vancouver, ainsi que sur les nouveaux modèles de coopératives d’habitation, faisant face eux aussi à leurs limites.
L’art et la culture comme reflet d’une société ouverte
Tout au long de l’année, la Source met en lumière l’art et la culture grâce à une multitude de festivals locaux comme le PuSh Festival ou encore plus récemment le STAND Festival. Poésie, danse, théâtre et musique y explorent le chaos, le désordre, et les traumatismes historiques et contemporains qui traversent les sociétés.
Ces évènements contribuent à la réalisation d’un important travail collectif de mémoire tout en favorisant une plus grande ouverture sur le monde ainsi qu’un dialogue interculturel unique, profondément enraciné dans la culture canadienne.
Et cette empreinte culturelle mérite d’être préservée. C’est la mission que mène l’ONG Heritage BC chaque année à travers l’ensemble de la province, et notamment lors de la Semaine du patrimoine en février. La préservation du riche patrimoine local, tout comme sa mise en valeur, transparaît à travers les mots. Il est possible de dire que la littérature occupe d’ailleurs une place grandissante au pays et gagne chaque année en notoriété.
Au mois d’avril, La Source a célébré le premier anniversaire du regroupement des écrivains francophones du Nord et de l’Ouest (Rénoc) qui, malgré les défis, poursuit la promotion de la langue de Molière en Colombie-Britannique, mais aussi au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, au Yukon, ainsi que dans les Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut. Au mois de septembre c’est le Vancouver Writers Fest qui a marqué les esprits. À plus grande échelle, le festival témoigne de l’importance que les Vancouvérois accordent à la littérature et au pouvoir des mots.
En octobre dernier, le septième art aussi a eu droit à son coup de projecteur grâce au mythique Vancouver International Film Festival. Pour l’occasion, le journal s’est davantage focalisé sur une sélection de productions visuelles francophones qui ont occupé une place essentielle lors de cette édition.
Célébration et reconnaissance des héritages
Si le mois de mars est aussi connu pour être le mois de la Francophonie canadienne, le mois de mai, lui, se consacre à l’héritage et au patrimoine asiatique au Canada. Au mois de juin, le Greek Day on Broadway est un évènement phare à Vancouver qui réunit la communauté grecque ainsi que le grand public autour de traditions, de musique et de gastronomie. Au Canada, pays façonné par l’immigration et reconnu pour son accueil, il est fondamental pour ces diverses communautés de pouvoir exprimer leur identité et leur fierté afin de transmettre leurs histoires et leurs valeurs. Promouvoir l’inclusion et l’apprentissage, c’est aussi l’une des missions du Peretz Centre qui incarne le poumon de la culture juive laïque à Vancouver.
L’été a également été ponctué de nombreuses célébrations. À Harrison Hot Springs et à Kaslo, par exemple, la scène musicale canadienne a fait vibrer ces petits villages habituellement réputés pour leur calme et leur sérénité. En septembre, l’Okanagan a été un pôle majeur de la Fête de la Culture avec des événements visant à renforcer la participation culturelle et les liens communautaires dans la région. Enfin à Vancouver, le restaurant Union Latinos du chef colombien Miguel Potes nous a offert un véritable voyage culinaire grâce aux saveurs estivales de son pays d’origine.
Que d’évènements marquants qui témoignent de la vitalité culturelle de la Colombie-Britannique ! Pourquoi pas se demander alors si cela fait pour autant le bonheur de ses habitants ? Selon le Rapport mondial sur le bonheur publié par l’ONU le 20 mars, la réponse est positive : même si le bonheur reste difficile à définir, il se manifeste clairement en C.-B. Dans les milieux ruraux, le lien à la nature et à la communauté montre que la qualité de l’environnement a un impact tangible sur le bien-être des résidents.
L’intégration pour tous
Le bonheur passe notamment par l’immersion et l’intégration de chacun. Cette année, la Source avait fait la rencontre de la PICS Society qui offre des services gratuits pour aider tous les résidents de C.-B. à s’intégrer et s’épanouir. Vancouver bénéficie de ressources abondantes et d’un réseau d’associations et d’organisations démontrant un intérêt tout particulier pour l’entraide. Le mois de décembre clôture cette année 2025 avec une mise en lumière des personnes en situation de handicap et l’accessibilité à Vancouver qui, malgré des efforts constants, mérite d’être mise au premier plan.
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