Des éducateurs de l’ensemble du pays ont été honorés à la fin de décembre dernier à l’occasion de la remise annuelle des Prix du premier ministre du Canada. Amel Misbah, Michael Hengeveld et Karen Foster, de Vancouver, figurent parmi les neuf lauréats de la Colombie-Britannique (C.-B.) pour l’édition 2025.
Céline Nebor – Initiative de journalisme local – Journal La Source
Depuis plus de trente ans, les Prix du premier ministre récompensent les enseignants qui se démarquent par leur capacité à guider les élèves et à les préparer à l’avenir.
« Les lauréats de cette année enseignent aux élèves les compétences et la confiance nécessaires pour penser de manière créative et préparent la prochaine génération à relever les défis de demain », souligne Mélanie Joly, ministre fédérale de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec.
Parmi les lauréats de la C.-B., Amel Misbah et Michael Hengeveld ont reçu le Prix du premier ministre pour l’excellence en enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Karen Foster a quant à elle été honorée par le Prix du premier ministre pour l’excellence en enseignement.
Karen Foster, Amel Misbah et Michael Hengeveld, lauréats des Prix du premier ministre 2025 de Vancouver | C4 Communications
Les lauréats ont été retenus grâce à leur approche éducative à l’intention des élèves, comme le rappelle Patty Hajdu, ministre fédérale de l’Emploi et de la Famille. « Les enseignants font plus qu’enseigner : ils éveillent la curiosité, renforcent la confiance et aident les élèves à découvrir leur plein potentiel. »
Des prix pour valoriser la profession enseignante
Karen Foster, enseignante en 3e année du primaire à l’école élémentaire Westcot, s’est dite émue d’avoir l’approbation de ses collègues. « Je travaille avec de nombreux professionnels engagés qui partagent les mêmes valeurs que moi. C’est donc un honneur que mes collègues aient pensé que je méritais ce prix. Souvent, les longues heures et le dévouement constituent le socle de l’excellence. Être reconnue de cette manière est très gratifiant. »
Michael Hengeveld, enseignant en science à l’école secondaire Templeton, apprécie que son approche ait été remarquée de cette manière par le corps professoral. « C’est merveilleux de penser qu’un groupe de pairs a observé ma pratique et a reconnu sa valeur. »
Amel Misbah et Michael Hengeveld ont reçu le Prix du premier ministre pour l’excellence en enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, tandis que Karen Foster s’est vu décerner le Prix du premier ministre pour l’excellence en enseignement | Gouvernement du Canada
Une approche commune : la communication
« Apprendre aux élèves à communiquer est primordial pour les aider à devenir des citoyens accomplis. Nous pratiquons une communication respectueuse et une écoute », précise Karen Foster.
« Ce prix a confirmé deux piliers fondamentaux de mon enseignement : la passion et l’interaction », explique Amel Misbah, enseignante en chimie des classes de Première et Terminale à l’école York.
Pour Karen Foster, la relation avec ses élèves est primordiale. « L’excellence en enseignement, c’est connaître si bien ses élèves que l’on sait quand les pousser, quand les écouter, quand attendre et quand intervenir. »
Les clés pour atteindre l’excellence en éducation
L’excellence passerait avant tout par le bien-être des enseignants. « Il faut prendre soin de sa santé mentale et physique et garder une charge de travail équilibrée », rappelle Michael Hengeveld.
Karen Foster souligne l’importance du rôle de ses collègues. « Ils sont prêts à écouter et à donner un coup de main. Partager un rire ou une brève discussion peut rendre les journées difficiles plus faciles à gérer. »
Michael Hengeveld se nourrit de l’énergie positive des enfants. « Les enfants sont extraordinaires et très honnêtes. Ils ont des idées folles et des rêves. En tirer des leçons est vraiment incroyable. »
Pour Amel Misbah, « voir les élèves croire en eux et prendre des décisions avec confiance vers leurs futures études est profondément très gratifiant ».
La préparation des classes pourrait passer inaperçue en termes de volume de travail. Karen Foster évoque le cours des Salmonidés dans la salle de classe qu’elle enseigne à ses élèves.
« Ce cours nécessite une préparation, une surveillance et du temps important en dehors des heures de classe », explique-t-elle, qui y trouve cependant de la gratification. « Les gains en éducation en valent la chandelle. »
Des prix importants pour les futures générations
Les Prix du premier ministre motivent et inspirent élèves, collègues et futurs enseignants. « C’est une merveilleuse façon de reconnaître les enseignants qui perfectionnent continuellement leur pratique et recherchent de nouvelles façons de motiver leurs élèves », souligne Karen Foster.
« Aux futurs enseignants, rappelez-vous que vous resterez toujours des apprenants, et que les leçons les plus marquantes viendront souvent de vos élèves », indique Amel Misbah.
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