« Goosefeather » : La plume voyageuse de Naomi Steinberg

L’artiste Naomi Sternberg. | Photo par lineka

« Un être humain qui évalue la complexité et la diversité de la vie sur la planète et les relations entre les créatures est une merveille à découvrir », c’est ainsi qu’a déjà été définie l’artiste Naomi Steinberg, originaire de Vancouver. Offrant ses talents de conteuse professionnelle depuis plus de 16 ans, les histoires qu’elle nous raconte portent un regard envoûtant sur le monde pour attirer l’attention du public et le conscientiser.

C’est à la quête de ses racines et en explorant l’inconnu que Naomi Steinberg se met à parcourir le monde. Récoltant les rencontres et les brins d’histoires de ses voyages, elle tisse progressivement son récit, Goosefeather, projet qui invitera les spectateurs à s’affranchir des contingences terrestres le 21 février à 19 h au centre communautaire Roundhouse.

En 1997, Naomi Steinberg découvre le conte comme mode d’expression artistique : « Je pense que ma passion vient du fait que j’ai été touchée par les histoires et surtout par les conteurs et conteuses traditionnels. » Ses talents de conteuse ont d’ailleurs été récompensés puisqu’elle a obtenu la bourse du Conseil des arts de la Colombie-mBritannique pour son travail d’artiste ainsi qu’une autre bourse de la Ville de Vancouver pour son engagement communautaire mené parmi la société des conteurs de Vancouver.

Plume d’oie

En 2011, Naomi Steinberg désire en apprendre davantage sur ses racines familiales. Ainsi, elle va à la rencontre de son grand-père à Paris. « Je voulais en savoir plus au sujet de ma grand-mère. Surtout, je me demandais comment mon grand-père l’avait sauvée durant la Deuxième Guerre mondiale. Je crois que je cherchais à comprendre comment les gens trouvent leur courage au quotidien en faisant face aux aspects atroces et cruels de l’humanité. »

Son grand-père donne peu de détails, mais il partage toutefois avec Naomi sa passion pour la cartographie. Cette rencontre lui insuffle l’envie de partir à l’aventure autour de la planète. Afin d’explorer sans se soucier du temps et de l’immensité du monde, elle décide de voyager uniquement par terre et par mer !

C’est ainsi que Goosefeather commence tranquillement à naître, projet hybride entre structure narrative du conte traditionnel et mouvements de clownerie. Elle y laissera même la place à la voix de son grand-père et à ses réflexions sur notre monde.

La recherche de l’inconnu

« Pouvoir faire le tour de la planète en tant qu’artiste, femme et seule, fut un vrai plaisir et un grand privilège. Je suis actuellement en train d’écrire un livre sur mes expériences, il y a tant de choses à dire ! », confie Naomi au sujet de son aventure.

Ce qui l’inspire ? Des gens engagés, forts, et porteurs de message. Elle est touchée chaque fois qu’elle « voit » ou « entend » quelqu’un « qui ouvre son cœur et partage son expérience avec autrui ». Ces personnes peuvent être « un scientifique, un artiste, une religieuse ou un punk… Si quelqu’un veut se lier, comprendre, se montrer vulnérable, unique et créatif… Eh bien ! cela me nourrit. »

Naomi Steinberg a la faculté de parler de l’inconnu qui s’éveille, grâce à sa forte imagination. Elle trouve l’inspiration autour du monde, mais un autre type de voyage a de l’importance : celui qu’elle fait à l’intérieur d’elle-même par le biais de « beaucoup de temps en contemplation ». Elle confie d’ailleurs avec humour qu’un moment propice à la contemplation est…celui des tâches ménagères ! « Je suis souvent seule. Je suis en constante formation, en apprenant et en m’améliorant, il y a des techniques que j’ai apprises au fil des ans. J’ai plusieurs personnes que je considère comme des professeurs. »

Chaque endroit visité lui a permis d’apprendre quelque chose de nouveau, notamment sur l’art de raconter. Par exemple, le Japon a été marquant, formateur pour acquérir « un savoir-faire et le souci des détails. »

Naomi Sternberg désire partager des moments de relâche, des rires et des pensées profondes avec Goosefeather : « une impression de rencontrer une cervelle prête à ne pas tout savoir, à poser des questions et à se lancer sur la quête de la sagesse avec plaisir et délice. »

Avant la présentation du conte, Naomi offre l’occasion aux spectateurs de commencer à rêver et à ouvrir leur horizon ! En effet, l’artiste a regroupé les objets qu’elle a accumulés pendant ses voyages dans différents pays afin de faire à son tour voyager notre imagination. Il est possible de voir l’exposition dès maintenant jusqu’au 28 février au Windows Gallery, Roundhouse, Entrée principale.

 

Présentation du conte Goosefeather

21 février 2017 à 19 h
Café lobby, Roundhouse, Vancouver
Événement gratuit.

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