Capoeira : une influence afro-brésilienne

Photo de Carnaval del sol

L’école d’arts martiaux Axé Capoeira donnera le coup d’envoi du volet afro-brésilien dans le cadre du Carnaval del Sol, (du 27 juin au 7 juillet) où la culture, la musique, la danse et l’histoire seront à l’honneur.

On retrouve des écoles Axe Capoeira dans 32 pays à travers le monde, qui comptent environ 10,000 membres. Axé signifie « énergie positive » et dérive de la langue Yoruba, un dialecte du Nigéria. Marcus Aurelio, directeur d’Axé Capoeira à Vancouver, explique que l’école a pour but, entre autres, de se faire reconnaître comme étant un peu plus qu’une école d’arts martiaux.

« Nous somment aussi une organisation dévouée à la promotion de la culture brésilienne d’héritage africain. Nous avons beaucoup de soutien, soit de la part d’étudiants d’universités ou d’hommes d’affaires éminents, » précise-t-il.

Julie Ali, la présidente de la ABCS (Afro-Brazilian Cultural Society) déclare que « la culture latine est riche avec une musique vibrante, de l’art haut en couleur, de la danse émotive et expressive. L’influence africaine s’y infiltre, ce qui devrait être connu et célébré. Souvent le passé est caché et le but du volet Traveling Back to our African-American Roots (du carnaval) est de mettre en lumière le véritable impact qu’ont eu les esclaves africains en Amérique latine.»

Une scène de rue de Capoeira.

Les racines de Capoeira

L’origine du mot Capoeira est aussi mystérieuse que l’origine de cette pratique elle-même. La définition la plus acceptée du mot est comme suit: Ka’a (« forêt ») paũ (« la ronde »). Ce système de discipline et de mouvements provient d’esclaves de l’Angola envoyés au Brésil au seizième siècle. Il s’agit d’un mélange d’art martial et d’une forme de danse accompagnée de musique. De 1890 aux années 1920, Capoeira a été interdite au Brésil, étant alors perçue comme une menace par le président de la nouvelle république, Deodoro da Fonseca. Marcus Aurelio explique :

« Les esclaves ont apporté leurs propres danses, coutumes et religions avec eux. La Capoeira est née, littéralement, de la nécessité. Le côté art martial de la pratique était caché des propriétaires d’esclaves car les esclaves n’avaient pas le droit de pratiquer l’art martial. Ils devaient le cacher, alors ils l’ont fait sous forme de danse en combinant l’acrobatie et la musique ». Marcus Aurelio poursuit : « Le message intégré dans l’art de la Capoeira est de couper les chaînes, de lutter pour la liberté des esclaves africains au Brésil. »

Quelque chose pour tout le monde

Selon Marcus Aurelio, la pratique de la Capoeira est flexible. « Pour motiver les étudiants il s’agit simplement de leur enseigner les mouvements et de les voir progresser. De temps en temps, si un étudiant est moins habile physiquement, je lui enseigne comment jouer un instrument de musique. Il se sent alors inclus et faisant partie de quelque chose. Il y a de quoi pour tout le monde, » ajoute -t-il.

Selon Marcus Aurelio, les compétences qu’un étudiant acquiert à l’école Axé Capoeira sont transférables. Il peut ainsi se lancer dans l’acrobatie, les arts martiaux mixtes, les cascades de films, la danse, ou bien dans des performances musicales. Et tous les âges sont bienvenus.

« Un enfant de trois ans ou une personne de 75 ans peut pratiquer la Capoeira. Parce que la Capoeira n’offre pas seulement les arts martiaux, elle offre aussi de la musique, de la culture et un aspect communautaire où tout le monde est réuni, » dit-il.

Marcus Aurelio se concentre aujourd’hui sur l’aspect administratif de l’école tout en recherchant des occasions de partenariat tel que celui récemment conclu avec Latincouver.

« C’est notre première année de partenariat avec Latincouver. Cette collaboration nous permettra de nous développer. Latincouver représente un grand potentiel. Je peux maintenant me concentrer sur l’enseignement, entre autres » dit-il.

Pour plus d’information, visiter : www.carnavaldelsol.ca

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