Rémi Marien, directeur général du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (CJFCB)

Dans le cadre des Rendez-vous annuels de la francophonie canadienne qui avaient lieu en mars dernier, des étudiants en français de l’Université de SFU se sont prêtés à l’écriture pour le journal La Source avec, à la clé, des contributions mettant à l’honneur des « acteurs de la francophonie » en Colombie-Britannique. Pour notre deuxième édition d’avril, un groupe d’étudiants est allé à la rencontre de L’Honorable sénatrice Mobina Jaffer, et de Rémi Marien, directeur général du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (CJFCB).

Rémi Marien est le directeur général du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-
Britannique (CJFCB), une institution dans laquelle il travaille depuis 2010. Ancien étudiant en management et administration en France où il a reçu sa maîtrise, Rémi Marien a finalement déménagé au Canada, en travaillant notamment sur l’île de Vancouver à Strathcona Park Lodge & Outdoor Education Centre. Lors des jeux olympiques de 2010, durant lesquels il a fait du bénévolat, il a découvert l’existence du CJFCB et, par conséquent, a constaté l’étendue et l’importance de la francophonie en Colombie-Britannique.

En tant que directeur général du CJFCB, Rémi Marien est responsable de la coordination et du déroulement du Parlement jeunesse francophone de la
Colombie-Britannique, une simulation parlementaire qui a lieu en janvier à Victoria. Parmi ses tâches, il cherche des subventions pour financer l’événement et il dirige la préparation et la manière de procéder pendant le déroulement du Parlement jeunesse. M. Marien explique pourquoi c’est son événement favori : « Il est très complet et donne beaucoup de résultats sur le développement des jeunes : développer l’esprit critique, parler en public, se faire des amis, [et] augmenter sa connaissance dans le processus politique et démocratique du pays. »

Rémi Marien est responsable entre autres de la coordination et du bon déroulement du Parlement jeunesse francophone. | Photo de CJF

Selon Rémi Marien, les jeunes jouent un rôle primordial dans la promotion de la francophonie en Colombie-Britannique et il est essentiel qu’ils soient fiers de faire partie de la communauté. Il croit également qu’il est important qu’il y ait des évènements où ils peuvent se rencontrer et s’exprimer en français : « C’est comme cela qu’on utilise une langue. Pour être parlée. Elle doit être vécue, elle doit être un outil social. Ce n’est que comme cela qu’on s’identifie à la langue, mais aussi [à] toute la culture qui s’y rattache. » Il souligne également l’importance d’encourager la diversité du pays : « Plus que le soutien à la communauté, il faut favoriser l’agrandissement de l’espace francophone. Beaucoup de Britanno-Colombiens ignorent la francophonie en Colombie-Britannique alors qu’elle existe, se développe. »

La réponse du directeur du CJFCB à la question de savoir pourquoi il est important de promouvoir la francophonie en Colombie-Britannique donne un point de vue particulièrement inspirant : « Parce qu’elle existe ! Les jeunes ont cette capacité incroyable de parler couramment (pour la plupart) les deux langues officielles de notre pays. La province est anglophone, c’est pour cela qu’il faut promouvoir et valoriser la francophonie afin que les jeunes se sentent fiers d’y appartenir, mais également pour augmenter les occasions de parler français. L’utilisation sociale du français est indispensable. »

Katrina Berry, Lindsay Gesner, et Sandra Hipsz

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