Le langage universel de l’art

L’artiste visuelle originaire de Montréal Marie-Pier Malouin se joint à Romane Bladou, Ghislain Brown-Kossi, Florence Debeugny et Johanne Galipeau dans une exposition intitulée Place, A Nomadic Gallery in British Columbia, à l’Evergreen Cultural Centre.

Portrait d’une artiste-exploratrice amoureuse de la linguistique.

Everything is Grey, une oeuvre de Marie-Pier Malouin. | Photo par Marie-Pier Malouin

Très engagée auprès de la communauté francophone de la Colombie-Britannique, Marie-Pier Malouin est une proche du Centre culturel francophone de Vancouver et trésorière du collectif des artistes visuels francophones de la Colombie-Britannique depuis 2018.

Une approche linguistique de l’art visuel

La langue et la relation que l’on peut avoir avec elle sont les clés de voûte des travaux de Marie-Pier Malouin, qu’elle aime explorer sous tous ses angles.

Elle s’intéresse également à ses influences sur notre perception du monde, ainsi qu’à la perméabilité des frontières sémantiques en contraste avec les systèmes taxonomiques impliqués dans l’organisation de la connaissance.

L’artiste se concentre depuis quelques années sur certains concepts tels que les changements linguistiques ou la différenciation des langues en fonction de l’espace et du temps, ou encore la sémantique, ou l’étude de la signification des mots et de leurs combinaisons. Ces concepts se matérialisent dans son travail sculptural par l’utilisation de la répétition, de la transparence et du mouvement.

Son angle de recherche actuel porte sur le langage et son influence sur notre perception du monde dans une pratique alliant sculpture, dessin et installation. L’artiste visuelle transforme la matière pour créer des environnements sensoriels invitant le spectateur à entrer en discussion avec l’œuvre et à faire partie de sa composition.

Très intéressée par la ligne et les systèmes d’organisation, elle travaille avec une grande variété de matériaux, dont, entre autres, des matières fibreuses comme le bois, le papier et les textiles. La structure linéaire et concentrique du bois lui fournit une base solide et une malléabilité tout en créant un lien avec le temps et le mouvement. Les textiles lui donnent de la souplesse et du mouvement, tout en lui permettant de manipuler la structure même du matériau et de l’utiliser comme une métaphore.

Titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia ainsi qu’une mineure en anthropologie de l’Université de Montréal, d’où elle est originaire, Marie-Pier Malouin a également complété une maîtrise en art et science au Central Saint Martins College of Art and Design.

Ses œuvres ont été présentées dans des expositions collectives au Canada et en Europe, et ont reçu le soutien du Conseil des Arts du Canada. Elle a reçu de nombreuses récompenses, dont le Prix international Daniel Ford pour l’innovation en 2015, le Visual & Performing Arts Achievement Award de la Golden Key International Society en 2012 ou encore le Bead’n Stitch Prize de l’Université Concordia en 2010.

Marie-Pier Malouin a exploré de nombreux domaines en suivant des ateliers très divers : art et imagerie cérébrale en 2011 au Canada, Photoshop pour l’art textile en 2014 ou encore technologie prête-à-porter en 2015 (e-textile), Makerversity en Angleterre.

Elle a également participé à l’organisation des expositions Galerie Nomade 1.0 en 2018 et Je voudrais pas crever, Hommage à Boris Vian en 2020.

Sa pratique artistique a évolué au cours des dernières années en explorant des domaines aussi divers que le design industriel, l’archéologie, les arts visuels et la linguistique, offrant un travail artistique totalement transversal.

Place, A Nomadic Gallery in British Columbia est une exposition à découvrir du 2 septembre au 7 novembre 2021 au centre culturel Evergreen.

Site officiel de Marie-Pier Malouin : www.mariepiermalouin.com

Pour plus d’informations sur l’exposition Place, A Nomadic Gallery in British-Columbia www.evergreenculturalcentre.ca

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